Les forêts pourraient voir leur efficacité comme puits ou réservoirs naturels de carbone compromise ou du moins fortement réduite par la concentration excessive d’ozone (O3) dans les basses couches de l’atmosphère en raison de la pollution. Ce sont les conclusions d’une étude publiée dans Nature le 26 juillet.
Les arbres absorbent naturellement le dioxyde de carbone (CO2) par photosynthèse et on peut ainsi dire qu’ils luttent contre le réchauffement climatique. Le phénomène est dû à de minuscules organes de l’épiderme des feuilles, responsables des échanges gazeux entre l’air et la plante : les stomates. L’ozone, produit principalement par les gaz d’échappement des voitures, endommage les cellules des feuilles ce qui a un effet négatif sur la croissance de la plante, et donc sur le taux de photosynthèse : la plante absorbe moins de CO2.
Mais ce n’est pas tout. Selon les auteurs de l’étude, augmentation de la concentration d’ozone ou de CO2 provoque une fermeture des stomates, qui ne font alors plus leur travail. Se met alors en place un cercle vicieux : plus de gaz polluants dans l’atmosphère, donc moins de stomates sur une plante moins grande, qui absorbe donc moins de CO2…
L’équipe britannique pense que « l’impact potentiel d’une élévation future de la présence d’ozone (dans la basse atmosphère) sur la capacité de nombreux écosystèmes à piéger le carbone est important ». Le rôle de l’ozone dans le réchauffement climatique aurait été sous-estimé : « les effets indirects de l’ozone sur les plantes pourraient contribuer à l’avenir de manière plus importante au réchauffement climatique que les effets directs ».
Entre 10 et 15 tonnes de batteries de voitures en fin de vie reposent au fond de l’eau, dans le ventre du navire marchand Don Pedro qui a coulé le 11 juillet dernier, près du port d’Ibiza. Il avait déjà craché à la face de la jet-set, sur les plages les plus glamours des Baléares, des dizaines de tonnes de pétrole (120 tonnes de sable, algues et résidus flottants ont pour l’instant été récupérés). El Pais révèle aujourd’hui qu’il cache dans son antre des batteries fortement toxiques, à haute teneur en plomb et acide sulfurique. Les autorités avaient affirmé que Don Pedro ne portait pas de cargaison, et que le seul danger pour le milieu marin provenait des réserves de fuel, et autres huiles bien peu recommandables.
Alors que le pays se noie sous des trombes d’eau, les autorités anglaises ont décidé il y a quelques jours de construire une usine de dessalement sur la Tamise, à Londres. Située à Newham, à l’est de Londres, près du barrage qui protège la ville des marées, l’usine devrait fonctionner dès 2010. Grâce à la technologie de l’osmose inverse, elle transformera chaque jour les eaux saumâtres de l’estuaire en 140 millions de litres d’eau potable – soit de quoi abreuver environ 900 000 personnes. Les Londoniens devraient alors être plus de 9 millions.
Pour la compagnie des eau Thames Water, qui sera en charge de l’usine, le projet vise à protéger la planète, en préservant les réserves d’eau douces. La compagnie soutient également qu’ « en fonctionnant de façon intermittente et en utilisant seulement du biodiesel, l’usine sera douce pour le climat ». Des arguments qui ne convainquent pas le charismatique maire de Londres, Ken Livingstone. La décision des autorités met fin à une bataille qu’il menait depuis trois ans, plaidant qu’il serait plus efficace de résorber les fuites d’eau du réseau londonien, vieux de plus d’un siècle. Thames Water rétorque que les fuites d’eau sont passées de 915 millions de litres par jour en 2004 à 702 aujourd’hui. Un net progrès mais encore largement insuffisant.
Pour le WWF, cette usine est une aberration. « C’est un non-sens d’imaginer que Londres aurait besoin d’une usine de dessalement pour subvenir à ses besoins en eau », s’insurge Rob Oates, membre de WWF. On est en Angleterre, pas au Yémen! Ici, il pleut beaucoup. Si on utilisait des technologies simples pour recueillir et conserver l’eau de pluie, on pourrait réduire la demande en eau de 50% ! »
Après quelques jours de vacances bien agréables, pour accueillir des amis, je me remets tranquillement au travail… jusqu’au 7 août ! Puis je délaisserai à nouveau ce blog pour vivre à l’heure madrilène (c’est-à-dire la nuit pour éviter de mourir de chaud…)
Et vous, que faites-vous ?