Des hydrocarbures ont été accidentellement déversés dans la Garonne, près de Bordeaux. C’est arrivé en janvier dernier, mais l’incident n’avait pas été divulgué. On l’apprend aujourd’hui dans Le Monde.
L’événement s’est produit le 12 janvier, sur le site de la Société pétrolière du bec d’Ambès (SPBA), une filiale de Total. Installée dans une vaste zone d’entreprises classées Seveso 2, la SPBA est située sur une presqu’île, à une trentaine de kilomètres au nord de Bordeaux. Sur ce site de stockage de fioul et de pétrole brut léger, le fond d’une cuve d’une capacité de 13 500 m3 – quasiment pleine – s’est brutalement affaissé de 1,50 m. Les 12 000 m3 de pétrole qu’elle contenait se sont aussitôt déversés dans le bassin de rétention. Mais, à cause de la violence de l’affaissement, près de 2 000 m3 ont débordé et se sont répandus sur le site, dont 50 m3 (soit 50 000 litres) dans une petite rivière voisine, la Jalle, et dans la Garonne. Au total, 40 km de berges ont été pollués, des traces d’hydrocarbures ont même été retrouvées sous le pont d’Aquitaine, à l’entrée de Bordeaux. Me Pierre Landète, un avocat bordelais qui défend Macau, une des communes touchées affirme au Monde que « si la marée avait été montante au moment de l’accident, Bordeaux aurait été touchée ».
Macau, avec l’association de défense de l’environnement Sepanso, se sont déjà portées parties civiles dans l’information judiciaire qui a été ouverte le 18 janvier pour « pollution des cours d’eau entraînant des dégâts piscicoles et déversement ou écoulement de substances nuisibles à la santé, à la faune et à la flore dans les eaux souterraines ou superficielles ». France Nature environnement devrait les rejoindre.
Aujourd’hui, il ne reste plus que quelques traces d’hydrocarbures, sauf à proximité de l’entreprise. Mais l’inquiétude provient plutôt de la façon dont a été géré la crise. Les autorités auraient minimisé l’accident, ses conséquences sur l’environnement et ses causes (failles dans les conditions de sécurité ?).« On ne fait confiance à personne, déclare Christelle Colmont, première adjointe de Macau. Aucun ingénieur n’avait prévu cette rupture brutale de cuve, le bassin de rétention n’était pas assez grand, le tout sur un site censé être extrêmement contrôlé et sécurisé par les industriels et les structures de l’Etat. C’est trop d’irresponsabilités. » La SPBA s’interrogerait toujours sur la cause de la rupture : corrosion métallique anormale ? Problème de soubassement ? Mouvement de terrain ? Mauvais entretien ? « A l’automne 2006, cette cuve avait fait l’objet d’une révision complète », assure le PDG, Gilles Coudrette.
Deux experts judiciaires planchent actuellement sur le problème, leurs rapports sur les causes techniques et les conséquences écologiques sont attendus à l’automne. Pollueur payeur ou pot de terre contre pot de fer ?
18 août 2007 at 11:23
Un petit coucou… Narquois? Non…:-) Mais là ton post est une mauvaise news pour nous! On va se renseigner à ce sujet à notre retour… Déjà que le bassin est pollué par les cultures avoisinantes (cf. les problèmes de bactéries sur les huitres…), sans parler de tous les mecs en 4.4 que l’on voit ici et les promoteurs immobiliers qui n’attendent que de pouvoir scier les pins pour construire, on l’a mauvaise… Quand on aura tout bousillé… Allez, on file! Bises!;-)
19 août 2007 at 1:09
Et voilà encore une affaire où Total est responsable !!!
23 août 2007 at 11:43
En apparté, la Garonne est l’objet d’un tracage en ce moment et pour quelques mois pour simuler des propagations de pollutions. Des marqueurs (inoffensifs!) sont injectés et des dosages sont effectués à différents points. Ces marqueurs sont la rhodamine b (rouge) et la fluorécéine (vert-jaune). Ne vous étonnez donc pas de voir notre fleuve complètement coloré !!!
Je vais y assister bientôt, je ferai un papier à ce sujet.
29 août 2007 at 19:50
Merci de me contacter si vous le souhaitez
P. Landete
Avocat a Bordeaux
0556243444
12 janvier 2008 at 10:05
Le classement SEVESO n’a donc rien empêché.
Je pense personnellement qu’il laisse trop de latitude aux industriels concernés.
Des bénéfices énormes sont réalisés,pourquoi ne pas avoir beaucoup plus d’exigences en amont de tels projets.
En tous cas,il apparait là,nécessaire de mettre en place une nouvelle législation pour la protection du citoyen et de son environnement.
Tout de même! Nous sommes à l’heure d’une prise de conscience (Grenelle de l’environnement),cela devrait déjà être en projet! Réveillons nous!
13 janvier 2008 at 18:52
encore un vis caché offert par le PAB
et les enfouissement des boues de dragage du bouchon vaseux pour que les navires puissent remonter jusqu’à Bassens et les dragages de la passe ouest et la pollution de nacau et celles dont on mous parle pas !!! Vraiment il serait grand temps que nous nous fachions vraiment très fort
Sentagne et Deiss DEMISSION
23 mars 2009 at 14:18
bonjoiur je nai pa u le temps de lire se que vous ecrivez mais jai une ami qui la lkue et ma dit quue cetait nase et de toute facon que tous le mponde sen fouter ununununununu vous aver les naires ded vous prendre sa den la gueule ujnununununununu et de toute facon il i a personne qui azretera de poluer ununununununu vou etes des gros con set des povs nase moi, je cherche des info et vous ne me les donner meme pounununununucoccnoccocnocncoconcocnocconconconconc
30 mars 2009 at 12:50
jaimerais savoir pourkoi la garone et en foto mais bon ce nest pas grave
4 mai 2009 at 12:56
je sousigner moi la princesse qui demande plus dinformations sur la garonne polluer et je demande ossi pour koi elle est polluer jaimerais ke vous me repondier svp merci.
La princesse ki prefere rester anonymes.merci
21 décembre 2010 at 3:55
La Garonne est polluée tant pas les hyrdrocarbures d’un côté comme cet évènement passé en 2007 ou nous avions eu droit à Macau a des odeurs pestilentielles pendant plus de 3 jours donnant nausées et évanouissement pour les plus faibles, de l’autre c’est le Cadmium (métal lourd) qui pollue le pire c’est qu’on veuille installer une aire nautique sur la commune et que la commune de Macau est déclarée champs d’expansion des crues de Bordeaux. Les Macaudais et Macaudaises doivent donc doublement subir les décisions de notre préfet, maire et gouvernement pour protéger Bordeaux TUONS A PETIT FEU LES MACAUDAIS qu’ils soient inondés et contaminés au profit de la protection bordelaise.
Merci comme si déjà le taux de chômage dans le médoc ne nous tué pas à petit feu maintenant mourront de cancer ou autres saloperies en étant inondé et pollué. Nous avons beau nous battre beau essayé de nous faire entendre que peuvent faire des ruraux contre les urbains les enjeux politico-financiers sont loin d’être les mêmes.