En plus du prix, de la marque, du nombre de calories, du taux de lipides, de la date de péremption… il va falloir entrer un nouveau paramètre dans notre petit cerveaux des jours de courses : l’impact environnemental. Je vous entends d’ici : « Oh, ça va, je sais déjà qu’il faut que je fasse attention à l’origine du produit, aux suremballages, et tout, et tout, quel nouveau truc vais-je encore de voir vérifier ? on s’en sort plus ! ». On pourrait en ajouter pas mal des « trucs » à prendre en considération… Heureusement, Casino est là !
Casino va essayer – dès 2008 – de nous simplifier la tâche en instaurant un nouveau système d’étiquetage sur les produits de sa marque.
Emballage, déchets et transport : trois paramètres mesurés afin de déterminer l’impact environnemental de chaque produit. Un impact chiffré mais aussi imagé par un code couleur plutôt classique : vert = très faible, rouge= très important. Ils ont bien pensé à nos petits cerveaux pas très stimulés quand ils sont derrière au chariot.
Petit plus intéressant : la partie déchets, qui calcule la part de l’emballage « recyclée compte tenu du tri actuel des ménages » et à côté, le pourcentage de l’emballage qui est recyclable. Morale de l’histoire : si tout le monde trie, ça passe au vert ! Je trouve que c’est une vraie bonne idée, motivante, qui nous rappelle que même si on tient à acheter cette boîte de cabillaud qui a parcouru 3000 km, on peut tout de même minimiser l’impact sur l’environnement en étant attentif au tri, il ne tient qu’à nous de ne pas rester passifs.
La démarche dans son ensemble me paraît sérieuse, d’autant plus qu’elle a été mise en place avec l’ADEME. Ils pourraient en profiter pour valoriser leurs produits et ne mettre l’étiquette que sur ceux qui présentent un bilan positif, mais à voir l’exemple, ils ont visiblement voulu jouer le jeu : le cabillaud Casino n’est pas tout beau, tout vert.
Puisqu’il faut toujours se fixer de nouveaux objectifs, espérons que cela donne des idées aux concurrents, voire aux politiques (ce type d’étiquette pourrait devenir obligatoire, comme pour l’électroménager). Du côté de notre pionnier – en France, car le britannique Tesco a déjà une longueur d’avance – on penserait déjà à de nouveaux critères : la consommation d’eau et d’énergie nécessaires à la fabrication des produits, le bilan carbone sur tout le cycle de vie, ou encore la quantité d’engrais et pesticides utilisée pour les aliments.

9 septembre 2007 at 18:49
J’imagine que beaucoup de consommateurs vont enfin réaliser concrètement la distance parcourue par les produits qu’ils consomment! J’attends de voir par contre comment ils vont faire les calculs pour les produits dérivés de plusieurs aliments de base… Cela représente un boulot énorme, mais après Tesco en Grande Bretagne, Casino lance ici une très bonne initiative! Les autres ne devraient pas tarder du coup! Enfin, j’espère!;-)
10 septembre 2007 at 10:39
J’espère en effet que les concurrents vont aussi rapidement s’y mettre ! Après la pastille verte des voitures, voilà celle des produits de consommation ! J’ai hâte de voir ce développement et les conséquences sur les achats.
11 septembre 2007 at 16:00
J’ai vu ça hier soir. Bonne initiative qui sera parfois étonnante !
J’ai lu un papier de Libé et ils parlaient de 27500 km pour la Cabillaud, ici c’est 3000 km !
Reste 2 questions
- est-ce que le bilan écologique du produit (et pas que l’emballage ) a été prise en compte pour les rejets CO2 ? Par exemple la viande de boeuf n’est pas exempte d’impact au niveau énergie fossile…
- la distance comprend-elle que le produit ou la somme des distances du produit + emballages…(par exemple, la cabillaud, 1000 km en mer, 500 en camion + emballage carton 500 km + barquette plastique 700 km…) ?
Enfin, à terme il faudrait réussir à intégrer cet impact environnemental dans le prix du produit mais ça c’est du ressort des Etat et de la fiscalité…
11 septembre 2007 at 17:40
Une bonne initiative ! Je suis surpris, ils vont vraiment le faire ?
11 septembre 2007 at 19:49
@ benka : oui, je pense, il n’y a pas de raison de faire une telle annonce sinon.
@ seb : j’ai lu le même papier que toi, je pense qu’ils se sont plantés (libé). je cherche et j’essaie de répondre à tes questions !
12 septembre 2007 at 12:06
En effet, Libé a dû se planter, 27 500 km, ça fait un peu beaucoup…faudrait vraiment aller le chercher à l’autre bout de la planète ce cabillaud, la circonférence de la Terre est de 40 000 km. Et comme dit le gros ours, le poisson, c’est bon !