septembre 2008


Bon, je pense que je ne vais pas tarder à lancer un groupe Facebook « pour les émissions de radio à tendance vertes soient programmées d’autres jours que le samedi ». Parce que là, si on veut éviter les podcasts qui s’accumulent mais aussi profiter de son samedi pour dormir un peu, aller se balader, faire son marché, etc, c’est raté !

malétion

> Samedi 20 septembre

7 h – France Culture – Terre à terre

La malédiction de l’uranium, au Niger. Ruth Stegassy accueille Issouf Maha, présenté sur le site comme « touareg du Niger ». Certes, mais il est surtout le maire de Tchirozérine, petite commune où Areva exploite l’uranium.

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8h30 – RSR – Atlas

Zoom sur les espèces invasives qui prolifèrent actuellement en Suisse. Daniel Cherix explique au micro de François Benedetti les raisons de cette invasion et les moyens de la freiner.

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12 h – France Culture – Questions d’éthique

On fait un saut dans les années 1920, aux côtés de Martin et Osa Johnson, aventuriers, amoureux d’une nature qui fait rêver. Michel Le Bris vient parler de son livre La beauté du monde.

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14 h – France Inter – CO2 mon amour

Un sommaire qui promet d’être varié, en revenant sur l’actu récente : « Tricastin, glacier blanc et comptons notre CO2 ! »

malétion

> Dimanche 21 septembre

7h – France Culture – Vivre sa ville

L’auteur de La poubelle et l’architecte, Jean Marc Huygen,donne les principes d’une nouvelle éthique de la matière et des matériaux dans laquelle les déchets n’existent plus. Il suffit de glaner les déchets, puis d’en tirer parti.

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16 h – France Inter – Au détour du monde

Sandrine Mercier, nous emmène dans les arbres.

malétion

> Lundi 22 septembre

10 h – France Inter – Service public

Peut-on apprendre à consommer ? That is the question ! Et je pense qu’on en donne par ici en partie la réponse. Isabelle Giordano interrogera ses invités sur ce sujet, notamment Christophe Bernes, chef de projet éducation à l’institut national de la consommation.

malétion

> Mercredi 24 septembre

14 h – France Culture – Planète Terre

Les parcs nationaux font régulièrement débat entre écologistes amateurs de provocations. Bien sûr, ils abritent une nature préservée, mais ne sont-ils pas des réserves, sortes de prisons dorées qui seraient tout sauf naturelles ?
Une émission avec Lionel Laslaz (voir les ouvrages qu’il a écrit par sur le site de Planète Terre) et Coralie Mounet, qui a soutenu il y a peu une thèse sur les conflits et controverses autour de la gestion de la faune sauvage.

malétion

> Podcasts

Sur la Radio de la mer, un entretien intéressant avec Jacqueline Goy, biologiste spécialiste des méduses, qui revient sur les problèmes de cet été, où les méduses ont envahi plusieurs plages méditerranéennes.

Après les ombrelles des méduses, en quelques battements d’ailes (et clics de souris), un podcast de Fréquence Terre sur la disparition des papillons (en mp3).

Toujours dans le monde animal, La tête au carré de ce vendredi en racontait les métamorphoses. Chenille et papillon, tétard et grenouille… de nombreux animaux connaissent des métamorphoses, qui leur permettent une meilleure adaptation à leur environnement : ils peuvent exploiter autant de niches écologiques qu’il y a de stades dans leurs cycles. Mais cela les rend particulièrement vulnérables : il suffit que l’une de ces niches soit menacée pour que l’espèce qui y vit ne serait-ce qu’un temps soit également menacée.

[photo photo-libre]

Cette semaine, trois émissions qui se feront sans doute écho et se complèteront, sur des questions de territoires, démographie et développement durable.

// photo © élodie touret //

// photo © élodie touret //

> Samedi 13 septembre

7h – France Culture – Terre à terre
Ruth Stégassy abordera la délicate question du lien entre démographie et développement durable.

14h – France Inter – CO2 mon amour
Savez-vous que l’on peut aisément remplacer des produits ménagers industriels par des recettes maison tout aussi efficaces, bien moins coûteuses, et surtout, plus sympa avec la planète ?

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> Lundi 15 septembre

14h – France Culture – Continent sciences
Aujourd’hui, huit des dix plus grandes villes mondiales sont situées en bord de mer (la mégalopole de Tokyo, New York, Djakarta…). Chez Stéphane Deligeorges, Jean-Pierre Paulet explique comment les villes côtières se sont construites et développées, à partir non seulement des données de l’histoire, du milieu naturel et de l’économie, mais aussi d’une approche plus sociologique sur l’imaginaire lié à la mer.

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> Mercredi 17 septembre

14h – France culture – Planète terre
Quelles cartes pour le développement durable ? Avec Paul Arnould. géographe et professeur à l’université de Lyon.

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> PODCASTS

Et trois petites émissions baladodiffusées, pour la route :

- une chronique très pratique sur la récupération de l’eau de pluie (mp3 de On en parle, RSR)

- une enquête sur les liens entre forêt et climat : comment les forêts se portent-elles entre pollution et réchauffement climatique ? (mp3 d’Impatience, RSR, d’abord , puis là.

Début août, j’ai assisté à la 14e Université d’été de l’innovation rurale, organisée par la mission Agrobiosciences, à Marciac. Au programme cette année : “C’est par où le rural ? Notions floues, lignes de fuite et issues”. Balèze, non ? Et bien c’était très intéressant, stimulant, intelligent.

// photo © élodie touret //

Ben alors, c'est par où le rural ? // photo © élodie touret //

Je voulais en faire quelques articles ici, mais je n’en ai pas eu le temps. Heureusement, Yann a été plus efficace que moi — il gagne à l’ancienneté ;-) — je vous renvoie donc vers ses articles sur Médiblog.

Marciac (1) / Les nouveaux enjeux de la campagne

Marciac (2) / Nouvelles populations en zones rurales

Marciac (3) / Le non-art du lotissement

Marciac (4) / Un monde à réinventer d’urgence

Marciac (5) / Quatre scénarios pour l’avenir

Marciac (6) / Et ailleurs ? (entretien sonore avec Dimitris Goussios, professeur à l’université de Thessalie, en Grèce, spécialiste des questions de territoires ruraux).

Bonne lecture et écoute !

À côté de chez mes parents, un champ n’est plus cultivé depuis quelques années. Les fleurs n’y ont pas encore totalement fait leur retour. Alors à chaque printemps, je rêve d’y jeter un grand sac de fleurs des champs, pleine de bonnes intentions écolos : il faut sauver les abeilles, et la biodiversité ! Les p’tits lapins, les abeilles, les fleurs, et moi…

photo © élodie touret

// photo © élodie touret //

En semant de jolies fleurs, on offre un espace et un garde-manger aux abeilles, c’est très bien, c’est mignon même. Mais on oublie dans notre élan printannier que ce qui est bon pour les abeilles domestiques (essentiellement apis mellifera et bombus terrestris — quel nom !) ne l’est pas forcément pour les 900 autres espèces d’abeilles sauvages françaises. Les mieux à même de sauver le monde, sont les abeilles sauvages à langue longue. Point de jeux de mots à la Bigard à ce stade : meilleures pollinisatrices, elles sont plus intéressantes pour les 80% des espèces de plantes à fleurs dépendent des insectes pollinisateurs pour se reproduire. Mais voilà, ces butineuses, font la fine bouche, et ont des préférences gustatives bien marquées.

Certaines jachères apicoles sont semées uniquement de facélie à fleurs de tanaisie, une plante qui intéresse uniquement l’abeille domestique et les bourdons les plus abondants, ceux qui en ont le moins besoin. Il faudrait privilégier le sainfoin, qui serait favorable à l’ensemble des abeilles sauvages, ou encore le trèfle des prés ou le lotier. “Si l’on encourage trop l’abeille domestique, on augmente le risque de déprimer les espèces sauvages cohabitantes, et par là les plantes sauvages“, expliquent Serge Gadoum, Michaël Terzo et Pierre Razmon dans Le courrier de l’environnement de l’Inra. Ils présentent l’exemple d’une orchidée, Ophrys apifera, fidèle en fécondation puisque seule l’abeille sauvage Eucera longicornis — mes quelques années de latin me laissent penser que ça veut dire longue langue, longicornis — vient la tripoter. Eucera aime surtout les légumineuses, rarement proposées au menu de la jachère apicole. Si elle n’a rien à manger, pas folle l’abeille, elle se fait de plus en plus rare, entraînant avec elles les orchidées.

La jachère fleurie — et non plus uniquement apicole, semée par les apiculteurs qui essaient de regagner quelques terres afin de protéger et développer leur activité — a plusieurs raisons d’être. D’abord, elle agrémente le paysage, pour vous et les p’tits oiseaux. Elle améliore aussi la biodiversité, et favorise la reproduction de la faune sauvage, en leur servant de garde-manger et de refuge. Mais là encore, les sacs de graines proposant des mélanges avec nombre de variétés horticoles étrangères à la flore de nos contrées (zinnia, comos, bleuets, pavot de californie…). Or l’introduction  d’espèces étrangères est la deuxième cause de disparition des espèces dans le monde.

C’est un tout, en favorisant un écosystème adapté, même les chasseurs, en bout de chaîne, sont contents. les jachères fleuries favorisent par exemple le bon développement des nichées de perdreaux, qui se nourissent essentiellement d’insectes dans les 10 jours suivant l’éclosion.

Dans chaque département, c’est le préfet qui a autorité pour établir la liste des espèces utilisables sur les surfaces en jachère. On en reparle donc au printemps.

La première conférence interministérielle sur la santé et l’environnement a eu lieu il y a quelques jours, du 26 au 29 août, au Gabon. On en a peu entendu parler. Il faut dire que, selon un journaliste du Monde sur place, la conférence se serait “parfois enlisée, entre débats sémantiques et fastes protocolaires, faisant craindre une énième déclaration d’intention sans lendemains“.

Les trois jours se sont cependant terminés sur une déclaration signée par les 80 ministres de la santé et de l’environnement venus des 53 états africains. Ils se sont engagé à mieux coordonner leurs actions. Très bien, mais encore ?

Je trouve que le plus intéressant se situe dans ce qu’ils reconnaissent comme préalables. Pas de scoop bien entendu, mais ce n’est pas si facile de le faire écrire noir sur blanc à des gouvernements :

L’émergence de nouveaux risques environnementaux (réchauffement climatique, extensions industrielles, risques biotechnologiques, utilisation de nouvelles technologies) font peser d’autres menaces sur la santé des populations ;

L’Afrique est de toutes les régions la plus vulnérable aux conséquences des risques environnementaux sur la santé;

La gestion appropriée de l’environnement et de la santé a un impact positif sur l’économie nationale, entre autre par le biais de l’accélération des investissements étrangers et du tourisme ;

La sécurité peut être atteinte grâce à un environnement sain.

Pour les engagements, je vous laisse les découvrir ici. Rien de concret, ils restent très vagues, et n’engagent pas à grand chose, comme d’habitude. Reste à voir ce que va en fait chaque état. La seconde édition de la conférence devrait avoir lieu avant la fin 2010.

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