février 2007


Les lampes à économie d’énergie sont économes en énergie. La Palice serait fier de moi. Mais ce n’est pas leur seul atout écologique. Elles sont aussi recyclables, comme d’autres lampes. Seules les ampoules à filament ne peuvent être valorisées. Pour éviter de grossir encore et encore les rangs des déchets ultimes incinérés, il faut savoir faire le tri. Un geste d’autant plus important que certaines lampes basse consommation contiennent des traces de mercure. La teneur en mercure des lampes fluorescente varie entre 1 et 25 milligrammes. Pas d’affolement, c’est très peu par rapport aux anciens thermomètres médicaux qui en contenaient jusqu’à 3 grammes. Les lampes fluorescentes restent celles qui présentent le meilleur bilan écologique. Il suffit de ne pas les jeter.

Les points de collecte se multiplient, comme ce fut le cas il y a quelques années avec les piles – et l’ampoule basse conso du salon se change bien moins souvent que les piles des jouets des bambins. Bien souvent, il vous suffira de les ramener là où vous les avez achetées. Récylum, une filière spécialisée créée en 2005 s’occupe du reste.

En matière d’environnement, l’Australie, qui s’oppose toujours fermement au protocole de Kyoto, n’est pas ce qu’on appelle un bon élève. Mais un élève médiocre tente parfois de faire du zèle. Ainsi, le gouvernement australien vient-il d’annoncer que les ampoules à incandescence seront progressivement retirées de la vente d’ici 2010 et remplacées par des ampoules fluorescentes. Petit rappel : les ampoules à incandescence classiques perdent énormément d’énergie en chaleur, il n’y a qu’environ 5 % de l’électricité utilisée qui est convertie en lumière. Au contraire, les ampoules fluorescentes en restituent 75 % et durent de six à quinze fois plus longtemps.

Pour Malcolm Turnbull, le ministre de l’environnement australien, cette mesure serait presque la solution miracle. Il annonce des chiffres choc : réduction des émissions de gaz à effet de serre de 4 millions de tonnes d’ici 2012, baisse de 66% de la facture pour les particuliers. Et si les ampoules traditionnelles étaient interdites dans le monde entier, toujours selon lui, cela réduirait la consommation d’électricité d’un montant équivalent à cinq fois les besoins annuels de l’Australie.

Loin de moi l’idée de dénigrer cette initiative. En matière d’environnement, tout compte. Mais il ne faut pas s’arrêter à changer une ampoule. Et surtout ne pas donner bonne conscience aux citoyens d’Australie ou d’ailleurs – le ministre de l’énergie de l’Ontario songerait à une mesure similaire – en leur faisant croire que cela suffit. N’oublions pas que l’essentiel des émissions de gaz à effet de serre provient de l’industrie.

Finie l’époque des chansons nunuches à l’eau de rose ? Pas sûr. Mais depuis quelques années, les artistes ont trouvé une nouvelle source d’inspiration : l’écologie. Contrairement aux ressources en eau de la planète, cette source-là ne se tarira sans doute pas tout de suite…

Dame Nature émoustille les poètes depuis toujours. Dans les chansons récentes, on pense à « L’hymne de nos campagnes » de Tryo, ou à Souchon avec « Au ras des pâquerettes ». De sa beauté à ses graves ennuis de santé, il n’y a qu’un pas, que les chanteurs franchissent de plus en plus. « Parler d’environnement, c’est évident, naturel pour moi, expliquait le chanteur de Mickey 3D, auteur de « Il faut que tu respires », il y a quelques semaines à un journaliste de France Inter. Je ne fais pas ça pour sensibiliser les gens, je suis juste un citoyen qui s’exprime, qui réagit. » Il confiait d’ailleurs être en train de préparer une chanson, inspirée par « un reportage où on voyait galérer les manchots ». Dit comme ça, on a hâte…

La chanteuse toulousaine Juliette vit à la campagne, dans les coteaux du Tarn, près de Gaillac. Quand on la branche environnement, elle ne mâche pas ses mots : « l’écologie concerne tout le monde, que des mecs en fassent un parti politique, ça me gonfle », confie-t-elle. Ses chansons sont à son image : drôles et engagées. Exemple : « J’ai tout laissé dans mon bel appartement / Un genre de loft du 11e arrondissement / Pour m’en retourner à la terre, / Pour m’en retourner à la terre… / J’ai quelques chèvres, des canards et des agneaux / J’fais du fromage, du foie gras et du vin bio / C’est une horrible piquette, / Mais j’la vends sur Internet. / Je ne fume plus que la gandja du jardin, / Fais du taïchi dans le champ de mon voisin, / C’est un baba d’soixante-huit qui fait l’élevage des truites… / L’été je loue l’étable comme gîte rural / Pour les touristes j’ai même acheté un cheval, / Je leur facture un bon prix / Une certaine qualité de vie / Bien sûr j’ai peur de la mondialisation / Et pour lutter j’anime une association / On démonte les pizzerias / Au village on a que ça… »

Pour finir, une petite chanson que vous avez peu de chance d’entendre sur les grandes radios commerciales. Heureusement, car ce n’est musicalement pas terrible. Malheureusement, car cela permettrait de parler un peu plus d’écologie sur ces ondes qui y sont bien peu réceptives. Après le rock’n’roll, la pop, la variété… les auteurs-interprètes de « Solar song » se classent dans un nouveau genre musical : le « vert et bio ». Ils expliquent la démarche sur leur site internet : « Producteur bio, c’est un concept qui existe déjà dans l’agriculture, il s’agirait ici d’ouvrir la voie dans le domaine de la culture… musicale. »

Le soleil sort, le printemps arrive. Et je me lance. Trop envie d’écrire, de partager des choses vues, lues, entendues, senties, goûtées… Une envie qui devrait me permettre de dépasser mes réticences par rapport à l’aspect narcissique du blog.

J’ai envie que cet espace soit un moteur pour moi. Quand j’ai décidé de me lancer dans la pige, il y a quelques mois, à la fin d’un contrat, je savais que les débuts ne seraient pas faciles. Mais c’est pour moi la meilleure façon d’exercer le fabuleux métier de journaliste, alors je suis bien déterminée à y arriver. Pour ne pas tomber dans le piège de la routine où l’on passe plus de temps devant son écran et au téléphone qu’à la rencontre des gens, à la découverte de lieux… J’ai adoré mes années à la locale de la Dépêche du Midi, à Pamiers (Ariège), mais je ne me vois pas y rester toute ma vie. Puis j’ai besoin de pouvoir faire des papiers plus approfondis, notamment sur des thèmes qui me passionnent comme la nature, l’environnement et le développement durable, de toujours devoir donner le meilleur. Je vois le journaliste pigiste comme une force de proposition, et ça me plait.

La présentation narcissique, c’est fait. Je ne devrais plus vous embêter avec ça. Maintenant, je vais donc essayer de vous faire faire des découvertes, de vous faire réagir, de partager mes coups de cœur, de gueule… et ma petite vie de jeune pigiste ! Narcisse risque de continuer à rôder dans les parages, tant pis.