Finie l’époque des chansons nunuches à l’eau de rose ? Pas sûr. Mais depuis quelques années, les artistes ont trouvé une nouvelle source d’inspiration : l’écologie. Contrairement aux ressources en eau de la planète, cette source-là ne se tarira sans doute pas tout de suite…

Dame Nature émoustille les poètes depuis toujours. Dans les chansons récentes, on pense à « L’hymne de nos campagnes » de Tryo, ou à Souchon avec « Au ras des pâquerettes ». De sa beauté à ses graves ennuis de santé, il n’y a qu’un pas, que les chanteurs franchissent de plus en plus. « Parler d’environnement, c’est évident, naturel pour moi, expliquait le chanteur de Mickey 3D, auteur de « Il faut que tu respires », il y a quelques semaines à un journaliste de France Inter. Je ne fais pas ça pour sensibiliser les gens, je suis juste un citoyen qui s’exprime, qui réagit. » Il confiait d’ailleurs être en train de préparer une chanson, inspirée par « un reportage où on voyait galérer les manchots ». Dit comme ça, on a hâte…

La chanteuse toulousaine Juliette vit à la campagne, dans les coteaux du Tarn, près de Gaillac. Quand on la branche environnement, elle ne mâche pas ses mots : « l’écologie concerne tout le monde, que des mecs en fassent un parti politique, ça me gonfle », confie-t-elle. Ses chansons sont à son image : drôles et engagées. Exemple : « J’ai tout laissé dans mon bel appartement / Un genre de loft du 11e arrondissement / Pour m’en retourner à la terre, / Pour m’en retourner à la terre… / J’ai quelques chèvres, des canards et des agneaux / J’fais du fromage, du foie gras et du vin bio / C’est une horrible piquette, / Mais j’la vends sur Internet. / Je ne fume plus que la gandja du jardin, / Fais du taïchi dans le champ de mon voisin, / C’est un baba d’soixante-huit qui fait l’élevage des truites… / L’été je loue l’étable comme gîte rural / Pour les touristes j’ai même acheté un cheval, / Je leur facture un bon prix / Une certaine qualité de vie / Bien sûr j’ai peur de la mondialisation / Et pour lutter j’anime une association / On démonte les pizzerias / Au village on a que ça… »

Pour finir, une petite chanson que vous avez peu de chance d’entendre sur les grandes radios commerciales. Heureusement, car ce n’est musicalement pas terrible. Malheureusement, car cela permettrait de parler un peu plus d’écologie sur ces ondes qui y sont bien peu réceptives. Après le rock’n’roll, la pop, la variété… les auteurs-interprètes de « Solar song » se classent dans un nouveau genre musical : le « vert et bio ». Ils expliquent la démarche sur leur site internet : « Producteur bio, c’est un concept qui existe déjà dans l’agriculture, il s’agirait ici d’ouvrir la voie dans le domaine de la culture… musicale. »

Publicités