Pas une seconde pour mettre un article en ligne, j’en ai pourtant plusieurs dans les tiroirs…

En attendant, juste en passant, ce lien vers un article dénonçant le site de Gwen Legac, qui avait laissé un commentaire sur ce blog et que j’avais immédiatement trouvée louche…
Et les extraits les plus siginificatifs :

  • A peine le livre sorti, un nom de domaine était déposé http://www.alerte-environnement.org (exactement le 26 février 2007 à 17:53:35) et un site créé sous la forme d’un blog. La coïncidence ne s’arrête pas ici : dès le départ ce site fut entièrement consacré à décrédibiliser les auteurs du livre avec des arguments chocs « Fabrice Nicolino sur les traces de Thierry Meyssan » ou encore « Théorie du complot et amalgames », même si l’auteure s’est pliée a l’écriture de quelques articles prétextes.
  • Ce qui est intéressant, c’est le processus de légitimation du site « écrit par une journaliste et quelques amis agriculteurs », un classique dans le genre. Le sens est également affiché, car le site se veut à la fois responsable et militant, image convenable pour les écologistes « Alerte Environnement creuse, cherche et expose les motivations de quelques initiés qui se sont arrogés le titre d’experts. Incisif, ce site éclaire les débats, analyse, décortique
  • Très rapidement, les sites qui évoquaient le livre semblent avoir été passés au crible et systématiquement informés de l’existence du site http://www.alerte-environnement.org « Pour en savoir plus sur le livre Pesticides, révélations sur un scandale français : … », ce qui a l’art d’attirer le chaland sans dévoiler ses intentions : cette méthode, certes mesquine, est souvent utilisée par les manipulateurs.
  • Encore faut-il durer, par la qualité du contenu. Or, dans ce type d’opération, le contenu annexe est sensé contextualiser et crédibiliser le contenu-piège. C’est ici que le site en question trouve ses limites car ce contenu est pour l’essentiel une accumulation de copier-coller sans aucun intérêt, très éloigné de la rigueur journalistique annoncée dans la promesse (page « Qui sommes-nous ») et pour cause.
  • Si le site en question relève plus de la rubrique des chiens écrasés que de l’investigation journalistique, c’est aussi parce que les auteurs ne sont pas journalistes (selon nos recherches, elle aurait écrit deux papiers en 2006 pour le Télégramme de Brest). C’est ici que le château de cartes virtuel s’effondre. Révélée sur le net puis au grand public par le Canard Enchaîné, la manipulation fait actuellement le tour d’internet et le buzz se retourne contre son auteure au profit du livre déjà réimprimé deux fois et qui trouve le soutien de personnalités au dessus de tous soupçons d’amalgame.

Juste une petite morale : soyez vigilants avec les informations que l’on trouve sur le net…

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