La « barrière de protection antiterroriste » de 650 km de long, qu’Israël construit en Cisjordanie aura une brèche. La construction est actuellement suspendue sur 30 km dans la partie méridionale du désert de Judée. L’édifice doit passer par région des monts d’Hébron, où se trouvent de nombreuses réserves naturelles, l’équilibre écologique serait donc menacé. Le chantier est arrêté le temps d’évaluer les conséquences.
La Cour internationale de justice et l’Assemblée générale des Nations unies avaient jugé la construction du mur illégale et ordonné son démantèlement. En vain. Les associations de protection de la nature sont les seuls à avoir réussi à faire suspendre la construction d’une petite partie du mur. On peut en partie s’en réjouir. En partie seulement. Prendre en compte les protestations de défenseurs de la nature, c’est très bien. Mépriser les requêtes des institutions défendant les droits de l’homme, c’est inquiétant. Construira-t-on, comme sur certaines autoroutes, des tunnels ou des ponts pour le passage des hommes ?

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