Version sémillante et constructive de la lutte contre le maïs OGM, l’association de défense de
la biodiversité Kokopelli propose à chacun de semer du maïs. Pour peu que l’on ait un p’tit lopin de terre – ou une grande jardinière – on peut commander gratuitement un sachet de maïs doux, à éclater ou à farine.

Il faudra en prendre soin, bien suivre les bons conseils de Kokopelli. Et quand viendra le temps de la récolte, en envoyer une poignée au ministère de l’Agriculture en demandant un test de non-contamination génétique (un courrier type, proposé par l’association, est disponible). Je suggère pour la « pichenette », de plutôt choisir le maïs à pop-corn.
Kokopelli entend démontrer que les cultures de maïs transgénique contaminent les variétés non-OGM. Et c’est le moment où jamais. Car selon les prévisions de Daniel Chéron, directeur général de Limagrain (quatrième rang des multinationales de la semence), ce sont au moins 30 000 hectares de maïs OGM qui seront cultivés en France en 2007 contre 5 000 ha en 2006 et moins de 1 000 ha en 2005…
De son côté, le gouvernement a renoncé à soumettre à l’Assemblée nationale la loi OGM visant à transposer la directive européenne 2001-18. Pas facile en effet de se lancer, en ces temps… disons campagnards, dans un combat aussi impopulaire.
Et pour vous ce soir, ce sera pop-corn maison devant la télé ?

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