juin 2007


Bloguer, c’est tout un art, croyez-moi ! Il y a une semaine, je découvrais le principe du swap, et voilà-t-y pas qu’aujourd’hui je me fais taguer !

Bon, pour une fois, je ne vais pas faire ma rebelle et je rentre dans le jeu. La règle : parler de soi en 7 points sur son blog. On accède alors au rang ô combien honorifique de tagueur, et on peut se venger en taguant d’autres blogueurs !

Je rajoute une règle : pas de grandes idées préconçues sur ce qu’on doit faire et aimer quand on est journaliste et écolo, genre « j’aime regarder la nature »…

  1. J’aime bien faire ma rebelle. C’est surtout parce que je suis très têtue : je ne fais bien que les choses auxquelles je crois, mais dans ce cas, toujours par entêtement, je le fais du mieux que je peux. Dérivé de l’entêtement : je suis très persuasive. Bon, ok, on peut aussi dire que je suis chiante…

  2. Allez, deux p’tits trucs inavouables pour le prix d’un ! J’ai fait de la danse modern-jazz quand j’étais petite (pas plus de 4 mois). J’étais fan de Patrick Bruel au CM2 : avec Christine, on se battait contre sa sœur qui préférait Roch Voisine. On lui a même envoyé une lettre pour lui demander une photo dédicacée de lui en train de faire de la muscu torse nu ! Si si… Bon, j’attends toujours la réponse. Patrick, si tu m’entends…

  3. J’ai rencontré Philippe Douste-Blazy quand je travaillais pour La Dépêche du Midi à Toulouse. J’avais 22 ans, il faisait chaud, je portais une robe… et il n’a pas tout de suite compris que j’étais journaliste : il m’a claqué la bretelle de la robe, lorgnant sur ma poitrine en disant « bah voilà, c’est comme ça qu’il faut s’habiller aujourd’hui ! »

  4. J’ai fait Lettres modernes et j’étais prête à faire un mémoire de littérature comparée sur le rapport entre réalité et fiction à l’âge baroque… avant de me lancer dans le journalisme. Ce que j’avais toujours voulu faire sans oser, car souvent découragée.

  5. Dernièrement, on a vu Maria de Medeiros chanter Caetano Veloso lors du Marathon des mots, et j’ai adoré sa générosité, sa timidité, sa simplicité. Et ses chansons bien-sûr, surtout A little more blue, que je n’arrête pas de chanter (ce n’est pas une réussite mais tant pis, j’adore !). Nous sommes aussi allés à Rio Loco, super festival en ville, dans un parc au bord de la Garonne, où on a vu Ojos de Brujos, les Patriarcas de la Rumba et Muchachito Bombo infierno. Voilà pour les coups de cœur musique du moment.

  6. Hier soir, j’ai vu Persepolis de Marjane Satrapi et j’ai beaucoup aimé. Je lis pas mal de BD, j’adore l’humour cynique de Lewis Trondheim, que j’ai eu la chance d’interviewer chez lui. Coup de cœur BD : Fraise et chocolat d’Aurélia Aurita (attention, c’est cochon… et fin !)

  7. J’ai un amoureux super, dont je suis super fière : il fait une thèse en traitement de l’eau. Et en plus, j’ai plein d’autres raisons d’être super fière et amoureuse de lui !

Et maintenant, je dois choisir 7 nouveaux blogueurs à embêter… Alors… ce sera un choix éclectique : j’en connais certains, d’autres pas (désolée pour ceux qui trouvent ça idiot, n’adhérent pas du tout à ce genre de trucs, et ne veulent pas le faire), certains parlent d’environnement, d’autres pas… Mais pour tous, je lis leurs blogs : Christophe, Sam, Nicolas, Yann, LN, Sébastien et Angélie.

Je dois maintenant noter le règlement : les tagué(e)s doivent écrire 7 choses à leurs propos sur leur blog, ainsi que ce règlement. Vous devenez ensuite tagueur et devez taguer 7 autres personnes et les énumérer à la suite du billet. Vous laissez alors un commentaire sur leur blog leur indiquant qu’ils sont tagués.

Et petite précision aussi : c’est la première et dernière fois ! 😉

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Connaissez-vous le dauphin de Chine, un des rares dauphins d’eau douce, et peut-être le plus ancien (1) ? Vous ne pourrez désormais plus le voir qu’en images. L’espèce est officiellement déclarée éteinte. On n’avait pas eu à enregistrer la disparition d’un grand mammifère marin depuis une cinquantaine d’années, lors de l’extinction du lion de mer japonais.


Il vivait uniquement sur le Yang-tsê kiang, troisième plus long fleuve du monde – dit le Fleuve bleu – et un des plus pollués. Dès 1979, la République populaire de Chine avait déclaré l’espèce en danger, mais il a fallu quatre années supplémentaires pour en interdire la chasse. Le nombre de baiji – nom chinois de ce dauphin – a toujours été difficile à estimer. On sait cependant que la population est passée d’environ 300 individus en 1986, à 200 en 1990, à une dizaine (13 avaient alors été recensés) en 1997. En 1998, une expédition n’avait pu trouver que sept dauphins…

L’année dernière, deux équipes de scientifiques de la Fondation pour la conservation du dauphin de Chine de Wuhan sont partis à la recherche des derniers baiji. Ils ont parcouru plus de 3500 km, pendant six semaines, du barrage des Trois-Gorges au delta du Yang-tsê, avec du matériel optique et des radars ultra-performants… En vain.

Sur le banc des accusés, la pollution bien sûr, mais aussi le braconnage qui continuait, les collisions avec des bateaux. Et surtout la destruction de son habitat avec le barrage des Trois-Gorges. En s’opposant aux requêtes occidentales et en décidant la construction du plus long barrage hydroélectrique du monde (2335 mètres), qui doit devenir le plus important en termes de capacité de production (22 500 MW prévus en 2009), la Chine signait l’arrêt de mort du dauphin. Victime de la croissance économique exponentielle chinoise.

Les stratégies de sauvegarde ont alimenté de longs débats. Fallait-il les laisser dans leur habitat ou bien les capturer et les placer dans une réserve ? « Maintenant, nous n’aurons plus à discuter. Nous avons perdu l’espèce, le baiji est parti », ironisait tristement August Pfluger, responsable de la fondation et co-organisateur de l’expédition lors de l’annonce de l’extinction.

On compte encore quatre espèces de dauphins d’eau douce dans le monde. Trois d’entre elles vivent dans les grands fleuves d’Asie, toutes risquent de s’éteindre et sont inscrites sur la liste rouge des espèces en voie de disparition. Le panda est en Chine le symbole de la destruction des forêts ; le baiji et les autres dauphins d’eau douce deviendront-ils ceux de la surexploitation des cours d’eau ? Il faut espérer que le baiji aura suffit.   

(1) Les découvertes fossiles indiquent que le dauphin de Chine a migré du Pacifique vers le Yang-tsê kiang il y a 20 000 ans.

Au Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, qui siégeait aujourd’hui à Bruxelles, le représentant français s’est abstenu lors du vote concernant l’importation et la transformation du maïs génétiquement modifié Herculex RW. Le gouvernement a ainsi choisi d’aller dans le sens des recommandations des associations écologiques, et notamment des Amis de la Terre. Ceux-ci avaient indiqué qu’ils ne participeraient pas au Grenelle de l’environnement en cas de vote favorable. « Les OGM sont un sujet qui touche de près les citoyens et ce vote va dans le bon sens. Maintenant, il est nécessaire, d’une part de rectifier le faux pas de Mme Lagarde pour l’agriculture bio et d’autre part, de procéder à l’interdiction du maïs Mon 810 ainsi qu’à sa neutralisation préventive dans les champs avant qu’il ne fleurisse », précise Christian Berdot, en charge de la question des OGM aux Amis de la Terre.

Dans la province espagnole d’Almeria, entre la côte andalouse et les contreforts des montagnes, la terre semble recouverte d’un immense drap gris argent. Ici s’étend le potager de l’Europe. Les tomates, concombres, haricots verts, courgettes, poivrons, melons et pastèques vendus dans tous les supermarchés du continent mûrissent sous une mer de plastique qui a remplacé le paysage naturel de lande rousse et rocailleuse. Difficile d’imaginer comment un tel désert a pu devenir la capitale européenne de l’agriculture hors-sol. Un des ingrédients de cette réussite économique est l’ensoleillement exceptionnel. L’autre est un invisible trésor : l’eau souterraine.

[…] L’activité agricole occupe près de la moitié de la population et consomme 80 % de l’eau.

[…] L’eau de mer a pénétré dans les couches superficielles. Les nappes sont en outre polluées par les fertilisants et les pesticides. Il faut donc creuser plus profondément. Les premiers puits descendaient à 30 mètres sous terre. Les nouveaux forages puisent à 600 ou 700 mètres.

La suite – très intéressante ! – c’est par là :

Comment le potager de l’Europe a poussé sur le désert andalou
LE MONDE | 25.06.07

Rencontre avec l’agronome – indépendant depuis qu’il a claqué la porte de l’INRA – Claude Bourguignon.

C’est un extrait du documentaire Alerte à Babylone, de Jean Druon. Le film joue à mon avis un peu trop sur les émotions, comme Notre pain quotidien par exemple, mais cet extrait est très clair, intéressant… et inquiétant.  

Zut, j’ai raté ça ! Le swap, vous connaissez ? Et bien pas moi (quoi, je ne suis pas si créa-cult ?!)… jusqu’à hier soir et la découverte de ce blog grâce à la barre d’outils Écolo-infos.
Donc quand on swappe, on échange des petits colis avec des blogueuses inconnues. L’idée est de Gaellou, une française de 32 ans, qui vit aux USA. Elle s’est chargé des règles du jeu, des inscriptions (ne cherchez pas, c’est fini, snif), bref de la logistique. Chaque swappeuse devait envoyer un petit colis avec des produits bio, écolo, faits main, etc, à une autre, et ainsi de suite.
Confitures maison, sacs de courses, graines, savons… c’est plein de bonnes idées pour des petits cadeaux, elles semblent toutes avoir joué le jeu à fond.
Bon ok, c’est très fifille cette histoire… mais j’adooore ! Et j’assume.
Alors, quand est-ce qu’on se refait un p’tit swap ? Qui se lance ?

De mon appartement, je vois passer l’A380 plusieurs fois par jour. Certains doivent se dire que je suis une sacrée veinarde. Personnellement, j’avoue avoir trouvé ça assez impressionnant les premières fois mais voilà… À chaque fois que je l’entend couvrir le bruit de mon clavier (et oui, l’A380 fait beaucoup plus de bruit que les autres avions, je ne sais pas d’où ils ont sorti sa légende d’avion silencieux !), ma petite voix écolo me fait penser aux tonnes de kérosène qui partent en fumée… Je me dis que décidément, à Airbus, ils ne sont pas comme moi, ils ne culpabilisent pas pour leurs trajets en avion !
 
Et bien justement, Louis Gallois, qui avant préférait le train, a dû entendre ma petite voix. Pendant que d’autres s’offrent des A380, il s’est payé une envolée lyrique. Grand défenseur de Dame Nature. « Traditionnellement, nos couleurs sont le bleu et le blanc, celles du ciel. Aujourd’hui, le temps est venu de les changer. L’avenir de notre industrie nécessite qu’elle devienne verte », a-t-il déclaré – heu non, déclamé – la semaine dernière en signant la certification Iso 14001 avec le commissaire européen chargé de l’industrie. Les ingénieurs ont du pain sur la planche : il veut que les avions qui seront mis sur le marché en 2020 réduisent de 50% leurs émissions de CO2, et de 80% celles d’oxydes d’azote (NOx). Et il m’a bien vue, soucieuse derrière ma fenêtre : dans le cadre des opérations industrielles, la consommation énergétique devra baisser de 30%, les émissions de CO2, la consommation d’eau, la production de déchets et les émissions de solvants de 50%.
 
Et vous voulez la preuve irréfutable que ma petite voix écolo fut sa muse ? Il a aussi parlé du bruit ! Bon, là il va falloir transformer la légende en réalité. C’est toujours le plus dur. Mais avec des sous, c’est toujours plus facile : l’Union européenne a lancé un partenariat public-privé (Clean sky), doté de 1,6 milliard d’euros. Airbus, Rolls-Royce, Saab, Thales, Dassault, et Eurocopter sont déjà de la partie. Et Airbus devrait augmenter son budget recherche et technologie de 25% à partir de 2008.
 
Maintenant, il ne reste plus qu’à mettre toutes ces bonnes résolutions en pratique… Pour l’instant, j’ai bien peur que Louis Gallois, du côté du Bourget, n’ait oublié sa muse… Le petit diablotin des affaires a pris le relais : il enregistre les bons de commandes. Objectif : toujours plus.

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