Dans la province espagnole d’Almeria, entre la côte andalouse et les contreforts des montagnes, la terre semble recouverte d’un immense drap gris argent. Ici s’étend le potager de l’Europe. Les tomates, concombres, haricots verts, courgettes, poivrons, melons et pastèques vendus dans tous les supermarchés du continent mûrissent sous une mer de plastique qui a remplacé le paysage naturel de lande rousse et rocailleuse. Difficile d’imaginer comment un tel désert a pu devenir la capitale européenne de l’agriculture hors-sol. Un des ingrédients de cette réussite économique est l’ensoleillement exceptionnel. L’autre est un invisible trésor : l’eau souterraine.

[…] L’activité agricole occupe près de la moitié de la population et consomme 80 % de l’eau.

[…] L’eau de mer a pénétré dans les couches superficielles. Les nappes sont en outre polluées par les fertilisants et les pesticides. Il faut donc creuser plus profondément. Les premiers puits descendaient à 30 mètres sous terre. Les nouveaux forages puisent à 600 ou 700 mètres.

La suite – très intéressante ! – c’est par là :

Comment le potager de l’Europe a poussé sur le désert andalou
LE MONDE | 25.06.07

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