août 2007


Une action forte en faveur de l’environnement et de la lutte contre l’émission de gaz à effet de serre ? Mais c’est bien-sûr, le ferroutage !… Et bien la SNCF n’a pas dû tout comprendre. Ou plutôt si, elle comprends surtout comment faire rentrer le plus d’argent possible. L’entreprise réorganise en effet son activité de frêt, déficitaire depuis des années. Ainsi, à compter du 30 novembre, 262 gares n’assureront plus le chargement et le déchargement de wagons de marchandises isolés. Parmi elles : Blois, Saint-Pierre-des-Corps, Limoges… La SNCF prévoit de rassembler ces wagons isolés dans de grandes plateformes de tri, plus rentables.

Dans Libération hier, Michel Bodin, président de l’Association des régions de France (ARF), expliquait son opposition à cette restructuration.

« Cette mesure va à l’encontre des intentions affichées par le ministre de l’Écologie. Avec ces fermetures massives, le chemin de fer se trouverait affaibli au moment où tous les experts nous expliquent, à juste titre, qu’il faudrait favoriser le ferroutage au détriment du transport routier jugé plus polluant. Avant de poursuivre sur cette voie, nous demandons un moratoire. Les gares dédiées au fret ne peuvent être considérées comme un handicap pour la SNCF. Elles constituent un atout au regard des urgences environnementales et économiques que nous jugeons indissociables. »

« Sur cette question du fret, je retrouve les mêmes arguments que pour le transport des voyageurs, lorsque l’Etat a décidé de fermer des lignes jugées non rentables. Après un travail de fonds et en s’appuyant sur les infrastructures qu’elles avaient elles-mêmes financées au travers des contrats de plans État-régions, les régions avaient réussi à prouver que ces lignes étaient utiles pour l’aménagement du territoire et la protection de l’environnement. »

« Au niveau national, le plan Véron, l’ancien plan de restructuration du fret mené par la SNCF, de 2004 à 2006, a jeté sur les routes un million et demi de camions de plus par an. Une entreprise italienne qui affrétait deux à trois trains chaque semaine de Saint-Pierre-des-Corps à l’Italie, a dû, après le plan Véron, expédier 2 000 camions par an sur les routes. » 

Michel Bodin compte sur le prochain Grenelle de l’environnement pour mettre à plat ces problèmes et obliger la SNCF à revenir sur la restructuration. 

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Les périodes de vacances contribuent à la pollution et au réchauffement climatique, selon une étude de l’Institut français de l’environnement (Ifen).

Responsables, vous vous en doutez : les déplacements en voiture. En partant en vacances ou en week-end, les Français génèrent 12,4 millions de tonnes de CO2, soit 16% des émissions annuelles des véhicules particuliers sur le territoire national. Un voyage en voiture, pour un simple week-end ou pour un séjour prolongé, représente en moyenne 187 kilos de CO2 émis dans l’atmosphère. Il faut encore ajouter les excursions quotidiennes : environ 93 kg de CO2 à chaque fois. Et aussi les escapades en avion, vers l’étranger, soit 13 millions de tonnes de CO2 en plus… 

Bref, ça tombe bien, c’est la rentrée !

C’était donc la dernière idée balade estivale 😉

De blog en blog, ça se propage à toute allure depuis quelques jours. Point de virus, ni de spams, ni même d’un nouveau tag bien que cela s’en rapproche un peu. La différence principale vient de l’objectif : il ne s’agit pas de faire répondre plusieurs blogueurs à un même questionnaire plus ou moins indiscret, plus ou moins drôle, mais de constituer une chaîne des « bloggers for positive global change ». Une initiative américaine, dans le style, plus connu par chez nous et en Belgique, des freemen. Concrètement, cela aide à être linké, lu et donc participe à la mission d’information la plus large possible que se donnent en général ceux qui bloguent sur ces sujets (développement durable, réchauffement planétaire, pollution, écologie, etc ).

Pour arriver jusqu’à moi, c’est passé par Dilettante, Benka, Isabelle et So-Ann (avant, je ne sais pas : fans de généalogie, faites-vous plaisir !). C’est donc à mon tour de choisir cinq blogs… Roulement de tambour… J’ai donc pensé à :

         Julie de Made-in-ethic, que j’aimerais d’ailleurs rencontrer car elle vit dans la région toulousaine, avis ! Elle a monté une boutique de vêtements en textiles bio issus du commerce équitable. Le blog raconte son aventure au quotidien, ses découvertes de marques, et regorge surtout d’infos sur les filières de textile bio et équitable.

          Séb de Beurre ou ordinaire ? (nouveau nom de Sébos31). Vous allez décidément me trouver bien chauvine, car lui aussi est du coin. Un blog plein d’infos, coups de gueule… Une de ses spécialités : l’eau.

         Geoffroy et Ann-Charlotte, de Bien-et-bio, le blog. Encore un blog lié à une boutique, pour la bonne et simple raison que ceux qui lancent ce genre de boutiques sont en général des convaincus de la première heure de l’urgence de la situation. De plus, ce blog – d’après ce que j’en ai saisi – se veut une source d’information à part entière, indépendante de la boutique.

         Nicolas de Fenua et Moïra. Nouveau venu dans la blogosphère écolo, très bien informé sur nombres de sujets, j’espère qu’il va reprendre/continuer son blog à la rentrée.

         Enfin, car bien manger est très important, il me semble que Clea de Clea cuisine… a toute sa place dans la chaîne. Produits bio atypiques, repas souvent végétariens mais pas uniquement, je suis sûre que comme moi cela va vous donner tout plein de bonnes idées, et envies !

Voilà. Pour que cela fonctionne bien, il a quelques règles simples à respecter (c’est là où ça ressemble aux tags…) :

  1. Quand vous êtes choisi, écrivez un billet contenant les liens de cinq blogs qui, selon vous, contribuent à changer le monde dans une voie positive.

  2. Dans votre billet, assurez vous d’avoir bien lié ce billet pour que les personnes retrouvent l’origine exacte de leur participation à la chaîne.

  3. Laissez un commentaire ou un message aux blogueurs qu vous avez choisi afin qu’ils sachent qu’ils font maintenant partie de cette chaîne.

  4. Vous pouvez fièrement arborer la bannière Bloggers For Positive Global Change avec un lien sur le billet que vous venez d’écrire (ça, c’est en option).

Je ne sais pas comment cela se passe ensuite, s’il y aura une liste précise des blogs actualisée régulièrement…

Je ne sais pas pour vous, mais moi pendant les vacances, j’aime m’échapper en lisant, ce que je n’ai pas toujours le temps de faire le reste de l’année où mes lectures sont plus… sérieuses !

Il y a quelques mois, j’ai découvert Plume de carotte, une maison d’édition toulousaine originale, qui se passionne « pour tout ce qui gravite autour de la rencontre des plantes et des Hommes, d’où des publications ethnobotaniques, aussi bien pour les enfants que pour les plus grands ». Je n’ai pas encore eu le temps de rencontrer les petites mains et grands esprits qui sont derrière tout ça, mais cela ne saurait tarder, cela fait partie des projets de rentrée.

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Je lis en ce moment Histoire d’un ruisseau, par Elisée Reclus, avec les belles illustration d’Eloar Guazzelli. Un jeune écrivain qui sera bientôt connu, me demanderez-vous ? Pas exactement, le livre a été édité pour la première fois en 1869 ! Récit au fil de l’eau, entre science et poésie, d’un écologiste avant l’heure, qui avait compris l’importance de l’eau et la nécessité de préserver cette ressource.

Les livres-coffrets-jeux pour les enfants ont aussi l’air très sympas, je vous laisse découvrir, je n’en ai pas encore eu un entre les mains…

Avec une bonne randonnée en montagne, on prend un grand bol d’air pur, on se ressource avant de retrouver le chemin de la ville et du travail. Mais trop souvent, on utilise la voiture pour se rendre au point de départ de la balade. Pas très logique tout ça…

Aurélien Dautrey, avec l’association Mountain Wilderness, lance un défi : faire une rando en utilisant les transports en commun. Et pas n’importe quelle rando : la plus belle ! « Les meilleurs itinéraires seront primés. La difficulté technique de la sortie n’entre pas en compte, explique Aurélien Dautrey. Toute consommation de produits locaux afin de soutenir l’économie locale sera bien sûr la bienvenue. Enfin, la relation avec le milieu naturel durant la sortie sera aussi prise en compte. » 

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Alors ça vous inspire ? Vous n’avez plus que quelques jours pour participer… Moi je pense à une sortie dans l’Ariège, vers Orlu pour ceux qui connaissent… mais j’ai bien peur que la seule solution pour éviter la voiture jusqu’au point de départ soit de commencer à marcher un peu plus tôt !

Des moulins à vent tricolores sur les collines, au loin, une charmante petite ville alimentée par une éolienne géante. Un orang-outan qui vient vous proposer un esquimau tiré d’un camion à glaces solaire… Bienvenue sur Conservation Island, territoire WWF sur la planète Second Life.

L’organisation écologiste World Wildlife Fund (WWF) vient de créer cette île, dédié à la protection de la nature sur la célèbre plateforme virtuelle. Si vous êtes plus doués que moi et réussissez à créer votre avatar avant de perdre patience – 8,8 millions de personnes ont réussi, alors pourquoi pas moi, pourquoi pas vous ? – vous pourrez vous balader dans ce décor paradisiaque, avec jungles et cascades virtuelles. L’orang-outan et les deux copains pandas vous initieront à l’écologie, et quand vous en avez marre, vous pouvez aller vous défouler en évitant les méchantes pieuvres dans la salle de jeux.

«WWF a créé l’île comme un moyen d’aider les gens à apprendre sur les problèmes de la protection de la nature et sur la nécessité d’avoir un mode de vie durable, explique David Cole, directeur du marketing internet du WWF. Nous voulons montrer aux gens que le WWF a des solutions pour les problèmes environnementaux qu’ils rencontrent dans leur « première vie ». »En plus de l’initiation à l’écologie et au développement durable, le WWF entend ainsi trouver des donateur sensibles à la cause. Ils ont l’avantage d’être la première association écologiste d’envergure à investir Second Life.

Si vous vous sentez l’âme d’un démiurge, vous pouvez aider le WWF à étoffer Conservation Island. Rendez-vous sous le cocotier !

… en faisant attention à ne pas se prendre d’iodure d’argent ou de sodium !

Depuis 2005, le Sénégal expérimente le pluies provoquées, pour ne plus dépendre des caprices du ciel, dans huit des onze régions du pays. L’objectif du programme « Bawann » (« pluie utile » en wolof) est de maîtriser la pluie, et donc les récoltes de ce pays sahélien qui vit essentiellement de l’agriculture, mais dépend des importations pour nourrir la population.

Un radar d’une portée de 480 km – qui couvre quasiment tout le territoire – détecte les nuages et aide à évaluer leurs réserves d’eau. Puis les avions ou des générateurs au sol entrent dans la danse et bombardent les nuages déjà formés avec de l’iodure d’argent et du sodium, pour faire tomber la pluie. Le dispositif est complété par des bassins de rétention qui recueillent l’eau pouvant servir à la pisciculture ou au maraîchage pendant la saison sèche. Entre le 18 juillet et le 12 août, 23 opérations terrestres et aériennes ont été menées cette année (35 à la même période en 2006). Sur la zone concernée, la pluviométrie serait excédentaire, selon l’organisme de météorologie national ; alors que le sud-est du Sénégal, non visé par le programme est déficitaire.

Plusieurs chercheurs et acteurs agricoles émettent toutefois des réserves, ils jugent l’impact du programme assez incertain : on ne sait pas précisément où la pluie va tomber, ni si le nuage bombardé n’aurait pas suivi la même évolution sans intervention. Baba Ngom, secrétaire général du Conseil national de concertation des ruraux (CNCR), une des principales organisations de producteurs au Sénégal, n’y croit pas trop comme solution sur le long terme. Il préfèrerait que le pays mette en place un réseau d’irrigation efficace, utilisant le fleuve Sénégal, « dont des millions de mètres cubes se jettent chaque année à la mer », et l’eau des nappes souterraines grâce à des forages.

Et si on arrêtait d’imaginer des « patches » dignes de films de science fiction ?…

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