Premier volet d’une série de 3 articles sur l’auto-partage…

Même quand on est écolo jusqu’au bout des ongles (heu ?…), une voiture, ça peut servir. Faire une virée Ikéa, passer une soirée avec des amis sans se préoccuper de l’heure, faire une surprise à sa bien-aimée en l’emmenant faire un pique-nique dans un coin secret… Les adhérents d’un service d’autopartage ne se retrouvent jamais face à ce genre de problème. Le principe est simple. La société, ou association (selon les villes) dispose de véhicules stationnés en différents points de la ville, sur des emplacements réservés. En quelques clics ou un coup de fil, l’adhérent réserve, une heure ou une semaine à l’avance la voiture la plus proche de chez lui. Le moment venu, il récupère le véhicule grâce à une clé électronique.

Cette pratique, très développée en Suisse ou en Allemagne arrive depuis quelques années en France. Tout naturellement, de par sa situation frontalière, Strasbourg a ouvert le bal, avec Auto-trement. Au départ, une vingtaine de voisins et amis se regroupent en association pour partager une voiture. Aujourd’hui, cela marche de mieux en mieux et ils ont fondé une société coopérative d’intérêt collectif (Scic) : un millier de sociétaires s’acquittent d’une part sociale de 500 € et profitent des véhicules en ne réglant que le coût de la location.

La difficulté de la mise en place d’une telle société repose sur l’investissement de départ : il faut convaincre les utilisateurs potentiels de s’engager financièrement afin de cumuler un pécule pour acheter les voitures et les équiper.

Pour les audacieux, c’est ensuite la garantie d’un service qui leur appartiendra, où devrait primer l’intérêt collectif et non le profit si l’autopartage tombe entre les mains de grands groupes. Le danger guette : une première joint-venture, Okigo, a été créée à Paris début 2006 entre le loueur Avis et le gérant de parking Vinci. C’est au moins la preuve qu’il y a un vrai créneau pour créer une activité rentable.

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