Les oiseaux flânent dans le Sud, et pourraient se trouver fort dépourvus, quand le changement climatique sera venu. Une étude parue hier dans la revue britannique des Proceedings of the Royal Society révèle que les populations d’oiseaux, en France, ne déplacent pas leur zone d’habitat vers le nord au même rythme que le réchauffement climatique.

photo creative commons, by rolandhoffmann

// photo creative commons, by rolandhoffmann //

En 18 ans, la thermomètre a en moyenne grimpé de  0.068°C, ce qui signifierait qu’une température donnée s’est déplacée de  273 km vers le nord. Or les oiseaux ne sont globalement remontés que de 91 km, selon les constatations des chercheurs du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) et de l’université de Montpellier.
Des études avaient déjà mis en évidence cette disjonction pour certaines espèces. La nouveauté réside dans la généralisation du constat à la plupart des espèces françaises – 105 espèces ont été étudiées, sur quelque 1 500 sites.

Vincent Devictor, de l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier et principal auteur de l’étude, reconnaît qu’il ne pensait pas trouver une telle différence (182 km). « On s’attend à ce qu’il y ait des conséquences assez graves dans le sens où il est très peu probable que toutes les espèces répondent de la même façon au réchauffement : si les oiseaux accumulent un retard face au réchauffement climatique, il y a de fortes chances qu’il ne soit pas le même pour les insectes, les plantes, les mammifères… »

Il serait intéressant de connaître la capacité d’adaptation des espèces en regardant si par le passé elles ont déjà réussi à changer de régime alimentaire. Le hic risque de venir de la vitesse du changement. Mais vraiment, je ne comprends pas que les piafs rechignent à passer du menu ratatouille aux moules-frites…

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