octobre 2008


Le rendez-vous hebdomadaire avec Matyas.

// photo © Matyas Lebrun //

// photo © Matyas Lebrun //

Qui ne se souvient d’avoir déjà joué aux cow-boys et aux Indiens ? Bien loin de nos jeux d’enfants, ceux que nous avons appelés Indiens en raison de l’erreur d’un navigateur, peuplaient les Amériques depuis plus de 11 000 ans.

Ces natifs américains ont été décimés au XIXe siècle pour deux raisons majeures : les constructions de chemins de fer et les bisons. Le lien ? Des hommes, tels le fameux Buffalo Bill tuaient les bisons pour nourrir les ouvriers du chemin de fer, mais aussi pour leur propre plaisir. En 1800, on comptait 75 millions de bisons au centre du continent nord-américain ; en 1890, avec la conquête de l’Ouest, on décompte à peine 800 bisons. Privés de nourriture et persécutés, les Indiens navajos meurent. Sur cette photo : une mère navajos accompagnée de sa fille et petite-fille au rassemblement des « jeunes indigènes du monde » à l’occasion du festival sàmi, le Riddu Riddu, à Kåfjord en Norvège.

Une info attrapée au vol ce midi sur France Info.

Bernard Laporte, actuel secrétaire d’État aux sports et homme d’affaire successful est propriétaire d’un camping sur le bassin d’Arcachon, à Pyla-sur-mer exactement. Jusque-là, rien de problématique, il a le droit de recevoir Rachida sous la tente.

Située à l'entrée sud du bassin d'Arcachon, la dune du Pyla s'étend sur 500 m d'Est en Ouest et sur 2,7 km du Nord au Sud et contient environ 60 millions de mètres cubes de sable. Elle s'élève à environ 110 mètres, mais avance inexorablement vers l'intérieur des terres, engloutissant chaque année les pins qui la retiennent. // photo © élodie touret //

Située à l'entrée Sud du bassin d'Arcachon, la dune du Pyla fait 2 700 mètres de long, 500 de large, ce qui représenterait environ 60 millions de mètres cubes de sable. Elle pointe à environ 110 mètres de haut, et avance inexorablement vers l'intérieur des terres, étouffant goulûment petit à petit les pins qui doivent être en force pour la retenir. // photo © élodie touret //

Là où ça se complique, c’est que Bernie veut agrandir son camping, déjà très proche de la dune du Pyla. Mais nous sommes en zone Natura 2000, secteur protégé où seul le ministre de l’environnement peut donner l’autorisation de construire. Laporte l’a obtenue, signée par Borloo lui-même, selon les informations de Michel Biet, journaliste qui sort ces jours-ci une biographie non-autorisée de notre ministre rugbyman, Derrière Laporte (mauvais jeu de mots pour un joueur de rugby…:-)). 1,4 hectares seront engloutis, et 150 pins coupés.

Cela semble minime, mais c’est un projet supplémentaire qui s’attaque à l’écosystème particulièrement fragile qui se développe dans ce coin, sublime qui plus est.

Il y a un peu plus d’un an, les écologistes de la région lui reprochaient d’avoir enfreint la loi littoral en faisant raboter au bulldozer le sommet de la dune du Pyla pour aménager un terrain de parapente.

Vous avez d’autres infos sur ce sujet ?

Suite de la série avec les photos de Matyas, parti cet été chez les Sàmis.

// photo © Matyas Lebrun //

// photo © Matyas Lebrun //

Le lavvù est l’habitat nomade des Sàmis. Sorte de tipi, proche de ceux utilisés autrefois par les Amérindiens, le lavvù est encore utilisé en Sàpmi (Laponie) lors des migrations de printemps et d’été.

Les rennes mènent la danse car c’est eux qui, sensibles aux variations de températures, entament leur marche vers la côte dès les premières chaleurs de mai. Durant quinze à vingt jours, les éleveurs suivent les animaux dans le désert blanc du grand Nord et continuent, encore aujourd’hui, à dormir sous le lavvù. Pratique et confortable, ce cocon, fait de tronc de bouleau et de toile tendue, a traversé les âges. En son milieu crépite un feu, au-dessus duquel cuit, suspendu, un morceau de viande de renne.

Pas de radio dans les ondes vertes de cette semaine, je devais boucler plusieurs travaux, et suis en déplacement…

Mais n’oubliez pas d’aller voir la sélection Tv d’Anouska sur Ecolo-Info. Hop, c’est par ici !

Et pour la radio, on se rattrapera en podcast la semaine prochaine 😉

Le soleil serait dans le creux de la vague, c’est-à-dire dans la phase la plus calme de ses cycles d’activité de 11 ans. Sur The Big Picture, de fabuleuses images prises lorsqu’il est plus vif.

C’est le blog d’une copine, rencontrée à Village magazine. Je peux un tantinet me venter de l’avoir décidée à se lancer dans le blogging (mais elle était déjà bien bien tentée, l’idée lui trottait dans la tête depuis un moment).

Elle y cause et causera développement rural, local. Parlera de sa vie à la campagne…

Mais d’ailleurs, c’est quoi la campagne ?

Perso, je suis déjà abonnée au flux rss. Bonne lecture !

On continue la série des snap shots avec Matyas !

~~~

// photo © matyas lebrun //

Cette photo a été prise à quelques kilomètres du Cap Nord, sur les hauts plateaux. Je dois rencontrer Mathis chez lui, mais il est absent. Ses parents m’offrent le café et son frère m’apprend à lancer le lasso. « Pour pouvoir garder notre culture sàmi, une seule chose fut possible : devenir Norvégiens. Victimes des pressions étatiques scandinaves, les Sàmis se sont inclus dans la modernité qui leur a été imposée mais jamais ils n’ont oublié et quitté leurs racines : alors qu’ils partent chasser et pêcher en quad ou motoneige, ils continuent à se servir du lasso pour marquer les rennes et cultivent leur jardin secret rempli des Uldas et de Stallò, dieux et déesses de la Terre…

Page suivante »