[ Un article paru le 30 octobre ’08, dans la newsletter quotidienne d’ActuEL-HSE. Vous pouvez l’y retrouver dans sa totalité. ]

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La filière de collecte et de valorisation des pneus continue à s’organiser, pour éviter les dérapages d’il y a quelques années, qui ont conduit aux accumulations des stocks dits historiques ou orphelins. Le 22 octobre 2008, une charte de reprise des pneumatiques usagés en déchetterie a été signée entre Aliapur, l’organisme collecteur financé par les producteurs, l’association des maires de France (AMF), le cercle national du recyclage, et l’association Amorce, qui regroupe collectivités et professionnels pour accompagner notamment la gestion des déchets. La charte prévoit l’enlèvement gratuit des pneus récupérés par les déchetteries,  au-delà des quotas annuels.

Des quotas en fonction de la production

Même si cela ne représente que 3% de l’ensemble de la filière de revalorisation des pneus, Aliapur en collecte plus de 7 000 tonnes dans les déchetteries gérées par les collectivités territoriales. Un enlèvement gratuit qui est soumis à des quotas, indexés sur les quantités mises sur le marché par le producteur l’année précédente. Chaque automne, les quotas sont dépassés ; les collectivités se retrouvent avec des pneumatiques dont elles ne savent que faire, bien souvent stockés dans de mauvaises conditions. « Et s’ils veulent les passer sur l’année suivante, ce n’est pas possible car les pneus sont alors craquelés et donc dévalués ; il ne rentrent plus dans le cadre de la reprise gratuite », explique Jonathan Decottignies, du cercle national du recyclage.

Le premier chantier de Recyvalor est en cours

C’est Recyvalor, association rassemblant autour de l’État, les manufacturiers, les organisations professionnelles et des associations, qui doit, depuis quelques mois, organiser la collecte des stocks orphelins, plus ou moins importants. En 6 à 8 ans, 60 000 tonnes, réparties sur une soixantaine de sites, doivent être évacuées. Le premier chantier est en cours à Graulhet, dans le Tarn. Les 1 572 tonnes de pneumatiques abandonnés, stockés dans et autour d’une usine désaffectée, à l’entrée de la ville, devraient disparaître d’ici mi-décembre. Coût total de l’opération : 400 000 euros, pris en charge par Recyvalor et la ville. Désormais, collectivités et professionnels préfèrent fixer des règles du jeu claires, pour éviter ces chantiers financièrement lourds.

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