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Quelques frottements, branche contre troncs, les arbres s’effeuillent… Les feuilles s’ébruitent et gémissent… La forêt s’embrase, animée par des idées friponnes, au rythme de respirations suggestives. Les racines font des nœuds ; la caméra semble projetée à la cime des arbres. “ Come together for forests« .

C’est le nouveau clip de Greenpeace, qui veut rappeler à l’Union européenne l’importance de protéger les forêts. Les images seront d’ailleurs projetées à la Commission européenne en septembre, date à laquelle a été repoussée un vote vital sur la protection des forêts contre les abattages illégaux.

L’ONG invite d’ailleurs tout le monde à faire des images pour prouver son amour pour les forêts. « Nous voulons être sûrs que les commissaires européens n’oublient pas ce vote durant leurs vacances d’été ! Nous comptons sur vous et votre créativité pour les convaincre !« , précise le site internet.

* titre de Libé, mais promis, je l’avais avant ! 😉

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Un mois après l’explosion de l’usine AZF* à Toulouse, Serge Biechlin, alors directeur, autorisait le déversement de plusieurs tonnes d’ammoniac liquide dans le bras inférieur de la Garonne. Le rejet avait pollué le fleuve sur 1,5 km de long et entraîné la mort de 8 000 poissons. La cour d’appel de Toulouse vient de confirmer sa condamnation : il devra payer une amende de 8 000 € (10 000 € en première instance) et 28 125 € de dommages et intérêts à chacune des parties civiles, trois associations écologiques – Les Amis de la Terre, France nature environnement, et AMPER-TOS, sssociation nationale pour la protection des eaux et rivières – ainsi que le Syndicat mixte d’études et d’aménagement de la Garonne (SMEAG).
ffff
« L’ensemble du réseau gazeux était affecté suite à l’explosion d’AZF, nous ne pouvions plus gérer les dégagements d’ammoniac dans l’atmosphère », avait expliqué Serge Biechlin lors du procès en première instance, le 4 décembre 2006 devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Sans indiquer pour l’instant s’ils formeront un pourvoi en cassation, son avocat, Me Daniel Soulez-Larivière (pas de mauvais jeu de mots sur le nom… – a expliqué que la décision avait était prise car « nous estimons que nous étions dans un état de nécessité ».
ffff

Me Laurent de Caunes, avocat du SMEAG, s’est réjoui de la décision de la cour d’appel, « très importante pour le principe, car elle confirme que le directeur de l’usine avait le choix, et que le fleuve ne peut être utilisé comme une solution de facilité ».

Les Amis de la Terre trouvent cette condamnation « logique » et rappellent qu’ils avaient ramassé les poissons morts par lessiveuses entières, quelques centaines de kilos de quatorze espèces différentes.

ffff
* 30 morts et des milliers de blessés. AZF était une usine de la société Grande Paroisse (groupe Total)

Pour les Kiribatiens, le compte à rebours a commencé. Dans moins de 50 ans, ce paradisiaque archipel du Pacifique Sud, quelque part entre Hawaï et l’Australie, sera sous l’océan, dépassé par l’élévation du niveau de la mer. Selon ABC, repris par Courrier International, il ne s’agit pas de faire peur avec une prophétie apocalyptique. En 1989, un rapport de l’Onu avertissait déjà de cette possibilité. Dix ans plus tard, deux îlots ont été submergés. Pied de nez aux prévisions humaines, il s’agissait des îles de Tebua Tarawa et d’Abanuea, dont le nom signifierait quelque chose comme :  »la plage qui va durer le plus longtemps ».

Drapeau de ce petit état d'Océanie.

Drapeau de ce petit état d'Océanie.

Sur la carte, Kiribati ne représente que 33 petits points. Seuls onze sont habités de manière permanente, mais ils abritent tout de même 105 000 personnes ayant besoin d’une nouvelle patrie. Le président, Anote Tong, ne chôme pas, il a entrepris une tournée internationale qui n’émeut pas grand monde pour l’instant. Seul le gouvernement néo-zélandais a accepté de recevoir les réfugiés climatiques ; les autres géants de la région, la Chine et l’Australie notamment, snobent la requête. Le chef de l’Etat rappelle que les petits archipels du Pacifique Sud ne produisent que 0,6 % de la pollution mondiale, et ce sont pourtant eux qui subissent le plus sévèrement les effets du changement climatique. Selon lui, seule la construction d’une digue de protection dans les îles Gilbert – qui accueillent la majeure partie des Kiribatiens – pourrait permettre d’empêcher que l’archipel soit englouti. Or ce chantier coûterait plus du double du PIB du pays – le deuxième plus faible du monde en parité de pouvoir d’achat, selon des données fournies par la Banque mondiale.

Kiribati n’est pas le seul archipel menacé. Tous les pays de la zone commencent à essayer d’alerter les médias et les autorités internationales. Lorsque les premiers îlots de Kiribati ont été submergés, l’archipel voisin, Vanuatu, a évacué les habitants de ses îles les plus basses. Même si, finalement, l’océan ne les a pas encore englouties.

++ cette carte flash réalisée par Le Monde : scénarios à l’horizon 2100 de la montée des eaux.

Cela fait plusieurs fois que j’entends que le photovoltaïque présente un bilan négatif pour la planète puisque la fabrication des panneaux est une industrie très énergivore, sans savoir ce qu’il en est vraiment… Allez, je vous donne le verdict avant les explications : le bilan entre l’énergie consommée et celle produite est positif.

// photo Humanoïde / creative commons //

// photo Humanoïde / creative commons //

À ne pas confondre avec le solaire thermique, pour l’eau chaude sanitaire par exemple, qui utilise directement l’énergie, la chaleur du soleil, le photovoltaïque (PV) produit de l’énergie électrique à partir de la lumière. Et ce grâce à des cellules de semi-conducteur, en l’occurrence du silicium. Le silicium est l’élément le plus abondant sur Terre après l’oxygène, mais il n’existe pas à l’état libre, on ne le trouve que sous forme de composé, notamment dans la silice, un minerai non renouvelable mais dont on ne devrait pas manquer tout de suite non plus puisqu’elle représente 27% de la croûte terrestre.

Pour le PV, le silicium doit être très pur (plus 99%), ce qui impose un traitement à très haute température et avec des produits dangereux tels que l’acide chlorhydrique. La première usine française de traitement du silicium pour l’industrie photovoltaïque s’installera d’ici 2010 en Provence, dans la vallée de la Durance, sur un site déjà classé Seveso II. L’usine chimique Silpro devrait être alimentée par une centrale hydroélectrique, énergie renouvelable, donc.

Purification, cristallisation, découpage, fabrication des modules PV, transport et installation : du soleil au kW, le chemin est long. Selon Jean-Michel Parrouffe du département Énergies renouvelables à l’Ademe – dans Terra economica – l’énergie « grise » dépensée est remboursée en deux ans environ. L’IEA (International Energy Agency) va aussi dans ce sens : en Europe, en fonction de l’ensoleillement, les panneaux PV mettent de un à trois ans pour amortir leur fabrication. Ils sont sensés devenir trentenaires, c’est-à-dire qu’ils produiront 10 à 30 fois l’énergie consommée entre la mine et le toit. Des données qui doivent pouvoir être optimisées dans les années à venir.

Reste le problème du recyclage, peu pris en compte jusqu’à présent puisque très peu de panneaux sont aujourd’hui en fin de vie. Logiquement, ils devraient intégrer la filière des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE).

 

Je n’ai pas encore eu le temps d’aller faire un tour chez mon marchand de journaux pour acheter le hors-série de Science & vie sur le climat. Ça ne saurait tarder, ce sera sans doute ma lecture du week-end.

Je n’en ai pour l’instant vu que le sommaire : cela a l’air très intéressant, pointu sans être incompréhensible, comme d’habitude. Si vous voulez mettre au clair vos idées sur ce sujet, n’hésitez pas, c’est une valeur sûre !

J’ai par contre pris le temps de faire un tour sur le site internet mis en place spécialement avec la sortie du numéro, très bien fait lui aussi.

On y trouve :

  • un forum où, une fois inscrit, on peut par exemple débattre des conséquences du réchauffement climatique.
  • le blog d’Yves Sciama, qui a assuré la rédaction en chef déléguée du hors série climat de Science et Vie. Il y a déjà plein d’articles intéressants. Notamment « Le GIEC… ou la vie en rose » où le journaliste explique que « la défaite des climatosceptiques [a] en quelque sorte libéré la parole des scientifiques. Ceux-ci, désormais, n’hésitent plus à faire au GIEC le reproche de minimiser la gravité de la situation et à rappeler les limites des modèles. Plusieurs articles scientifiques récents illustrent parfaitement ce nouveau phénomène… »

Et surtout, le simulateur climatique, mis au point avec Météo France. Selon l’humeur, optimiste ou pessimiste, on choisit un scénario, le mode d’affichage (saisons ou semaines), et hop, on a une idée du temps qu’il fera par chez nous entre 2050 et 2100. Il est bien précisé « que cet outil ne fournit pas des prévisions météorologiques. Comme tout modèle climatique, Arpège-Climat génère des projections, à partir de différents scénarios d’avenir. Ces scénarios, établis par des économistes, dépendent largement des évolutions des sociétés humaines selon qu’elles seront, à l’avenir, plus ou moins émettrices de gaz à effet de serre. Si un autre modèle climatique régional avait été retenu pour ce simulateur,les résultats obtenus différeraient pour une semaine particulière, tout en restant globalement cohérents. »

C’est très bien fait, très ergonomique. Et passionnant.

 

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Et, à noter sur vos tablettes, du 9 au 14 octobre se tiendra le 4e Forum international de la météo à La Cité des sciences de La Villette, à Paris. Le samedi 13 octobre à 17h une rencontre-débat organisée sur la simulation climatique, en présence de Philippe Chambon, rédacteur en chef de « Science & Vie », et d’un représentant de Météo-France.

La production d’un litre de carburant issu de l’agriculture peut avoir un impact jusqu’à deux fois plus important sur l’effet de serre que la combustion de la même quantité de combustible fossile. Ce sont les résultats des travaux de recherche menés par Paul Crutzen – prix Nobel de chimie en 1995, pour ses travaux sur la dégradation de la couche d’ozone stratosphérique – publiés dans la revue Atmospheric Chemistry and Physics Discussions.

Lorsqu’un agrocarburant se consume, selon la règle « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », il ne relâche dans l’atmosphère que le carbone absorbé par la plante lors de sa croissance. Mais cette même croissance, dans le cadre d’une agriculture intensive, aura émis énormément de protoxyde d’azote (N20), un gaz qui, pour une même quantité, participe 296 fois plus à l’effet de serre que le dioxyde de carbone (CO2). Le protoxyde d’azote provient de la dégradation des engrais azotés par les sols.

La combustion de biodiesel issu du colza (80 % de la production européenne de cet agrocarburant) contribue ainsi 1 à 1,7 fois plus au réchauffement que l’utilisation d’une énergie fossile en quantité équivalente.

Suite aux travaux de Crutzen, David Reay, de l’université d’Édimbourg, a fait ses petits calculs : si le Sénat américain persiste à vouloir multiplier par sept la production d’éthanol à base de maïs d’ici à 2022, cela provoquera une hausse des émissions de gaz à effet de serre liées au transport de 6%.

Imaginons. Vous avez envie de rejoindre des amis à la campagne le temps d’une après-midi (de 12 heures à 19 heures), à environ 50 km de chez vous. Vous décidez d’y aller en utilisant le service d’autopartage de votre ville. Cela va vous coûter environ 4€ à la réservation, puis 2€ de l’heure et 0,30 € par kilomètre, ce qui nous fait – sortez la calculette ! – 48 €. Vu comme ça, la première réaction est de se dire que ce n’est pas donné.

Déjà, une voiture n’est pas faite pour transporter une seule personne : si vous embarquez quatre copains (le maximum à moins d’en mettre dans le coffre), on tombe à moins de 10 € par personne. Mais là, il s’agit d’un calcul à court terme. Et d’abord, vous n’avez peut-être pas d’amis, ou ils sont déjà tous à la campagne.

L’autopartage impose des calculs sur le long terme. Il faut évaluer le coût d’une voiture personnelle, ce que l’on évite en général de faire, par optimisme forcené. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a mis au point un outil en ligne vous permettant d’évaluer le coût de votre véhicule. Et les services d’autopartage ont fait plusieurs comparatifs. Mobilib à Toulouse (réunion ce soir !), par exemple, a calculé qu’une voiture individuelle coûte 320 €/mois et 3 863 €/an, contre respectivement 133 € et 1 602 € pour une voiture en autopartage (20 utilisations et 40h / mois, 5 000 km / an).

Le calcul est à ajuster en fonction de vos habitudes et de vos besoins. « Un service d’autopartage ne convient pas du tout à quelqu’un qui utilise son véhicule matin et soir pour se rendre sur son lieu de travail, explique Erwan Vermel, président de Mobilib. Cela convient à ceux qui font moins de 10 000 kilomètres par an, et qui habitent en ville, ou du moins dans un bon réseau de transport en commun. L’autopartage doit être la dernière solution, lorsque la marche, le vélo, le bus ou le métro ne sont pas possibles. » Lorsqu’on possède une voiture, on se retrouve souvent à l’utiliser par facilité, parce qu’elle est là. L’autopartage incite les utilisateurs à concevoir différemment leurs modes de transport. De façon plus économique. Et écologique.

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