Le soleil serait dans le creux de la vague, c’est-à-dire dans la phase la plus calme de ses cycles d’activité de 11 ans. Sur The Big Picture, de fabuleuses images prises lorsqu’il est plus vif.

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C’est le blog d’une copine, rencontrée à Village magazine. Je peux un tantinet me venter de l’avoir décidée à se lancer dans le blogging (mais elle était déjà bien bien tentée, l’idée lui trottait dans la tête depuis un moment).

Elle y cause et causera développement rural, local. Parlera de sa vie à la campagne…

Mais d’ailleurs, c’est quoi la campagne ?

Perso, je suis déjà abonnée au flux rss. Bonne lecture !

On continue la série des snap shots avec Matyas !

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// photo © matyas lebrun //

Cette photo a été prise à quelques kilomètres du Cap Nord, sur les hauts plateaux. Je dois rencontrer Mathis chez lui, mais il est absent. Ses parents m’offrent le café et son frère m’apprend à lancer le lasso. « Pour pouvoir garder notre culture sàmi, une seule chose fut possible : devenir Norvégiens. Victimes des pressions étatiques scandinaves, les Sàmis se sont inclus dans la modernité qui leur a été imposée mais jamais ils n’ont oublié et quitté leurs racines : alors qu’ils partent chasser et pêcher en quad ou motoneige, ils continuent à se servir du lasso pour marquer les rennes et cultivent leur jardin secret rempli des Uldas et de Stallò, dieux et déesses de la Terre…

Savez-vous que l’inventeur du Velcro a eu cette idée géniale en se baladant un dimanche, pestant contre les feuilles de bardane qui rechignaient à se décrocher de ses pantalons ?

On appelle cela le biomimétisme (ou biomimicry en anglais, j’adore !). Plutôt que de piller la nature, on devrait de plus en plus s’en inspirer. Telle est la recommandation d’experts de l’Union internationale pour la conservation de la nature, lors d’un forum à Barcelone la semaine dernière. « La biodiversité doit être considérée comme une source de solutions et non comme une source de services », explique Janine Benyus, fondatrice de la société Biomimicry Guild (Montana, aux Etats-Unis). Elle travaillerait avec des entreprises comme Boeing, General Electric, Procter et Gamble, qui demandent aux biologistes des solutions naturelles pour régler leurs problèmes technologiques. « Le biomimétisme pourrait mener le monde vers une économie verte, plus efficace », complète Achim Steiner, directeur général du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), présent au congrès de l’UICN.

// photo © élodie touret //

// photo © élodie touret //

Un livre établit déjà un top 100 des meilleures astuces de la nature, dressé par le PNUE et l’UICN, à partir d’une première liste de quelque 2 100 exemples.

Par exemple, il y a cette plante d’Afrique australe, la Myrothamnus flabelifolia qui pourrait permettre de développer des vaccins qui supporteraient de ne pas être stockés au frigo. La plante peut se dessécher, puis se régénérer grâce à des sucres produits au moment de la déshydratation, les tréhaloses, qui la protègent. Vaporisés sur le vaccin, ces sucres permettraient aux médecins de les garder plusieurs mois dans leur sacoche.

Un poil plus loin, ce sont les algues rouges d’Australie qui se sont fait remarquer par les chercheurs. Alors qu’elles vivent dans des eaux chargées de bactéries, ils ont découvert qu’elles n’avaient pas un seul biofilm sur elles. Les biofilms sont en quelque sorte des grosses fêtes de bactéries, champignons, etc ; s’ils peuvent être parfois tout à fait sains, ils sont aussi responsables de nombreuses maladies. Les algues rouges sont recouvertes d’un composé connu sous le nom de furanone halogéné, qui bloque les messages chimiques de communication entre les bactéries et les empêche de s’agglomérer pour former des biofilms. On peut imaginer des tas d’utilisations pour cette substance : pour barrer la route aux super-bactéries, comme le choléra, la légionellose ou le staphylocoque doré, notamment pour les patients les plus sensibles ; mais aussi pour vaporiser dans la cuisine ou la salle de bain, et éviter ainsi le déversement de quantités de Javel et autre M. Propre anti-bactériens, particulièrement polluants.

Et vous, qu’avez-vous imaginé inventer la dernière fois que vous avez pris le temps d’observer la nature ?

Alors comme d’habitude, la sélection complète a été faite pour Écolo-Info, avec Agnès à la TV. C’est par ici.

Et dans la petite dizaine d’émissions radio proposées, si je devais n’en garder qu’une… et bien j’en garderais trois !

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> Samedi 11 octobre

14 h – France Inter – CO2 mon amour
Denis Cheissoux décortique une voiture hors d’usage et voit ce que l’on peut en tirer, ce qui est vraiment recyclé. Selon Anoushka, qui a branché sa radio cet après-midi, c’était très intéressant, et pédagogique.

> Dimanche 12 octobre

19h25 – France Inter – Les p’tits bateaux
J’adore cette émission qui en apprend rapidement autant aux enfants qu’aux grands. Les enfants, c’est le moment de faire le point sur la différence entre pétrole et biocarburant, et d’aller l’expliquer à vos parents !

> Lundi 13 octobre

16 h – France Culture – Sur les docks
Le beau reportage quotidien de France Culture, alors quand en plus ça cause DD… Aujourd’hui dans « Sur les docks », la question est : comment s’adapter à la baisse du pouvoir d’achat, sans pour autant sombrer dans l’austérité ou la morosité ? Car avoir moins n’est pas forcément une fatalité. Au contraire, c’est peut-être l’occasion de s’orienter vers un mode de vie moins matérialiste, un mode de consommation plus raisonnable. Les reporters suivront deux « consommatrices repenties », ni « écolo intégristes », ni « baba new age », qui s’attachent quotidiennement à renouer avec une qualité de vie « dématérialisée ». Nous verrons comment elles vivent, avec enfants et maris, à la ville comme à la campagne, avec « moins de biens et plus de liens ». Un des slogans de la décroissance.

> Podcasts

En vrac, des mp3 à télécharger :

Faut-il se méfier des huiles essentielles et parfums d’intérieur ? Enquête de On en parle, suite à l’étude de Que choisir.
Vaut-il mieux rouler à l’essence ou au diesel ? D’un point de vue économique mais aussi écologique.
Le monde de 2012 : l’habitat coopératif. Émission de Nova, radio branchouille s’il en est.

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… c’est le nombre de voitures particulières électriques vendues en France au premier semestre 2008. C’est bien bien peu, mais il faut tempérer le chiffre par le nombre de véhicules hybrides vendus sur la même période : 4 101, ce qui ne représente encore que 0,36% des immatriculations totales. Le diesel mène toujours la danse du bitume, avec 78,27% (et 21,12 pour les voitures essence).

Le GNV a plus de succès que je n’aurais cru, 27 véhicules ont été immatriculés par des particuliers sur les six premiers mois de 2008.

Carrefour a ouvert en début d'année la première pompe GNV grand public, à Toulouse. // photo © élodie touret //

Carrefour a ouvert en début d'année la première pompe GNV grand public, à Toulouse. // photo © élodie touret //

Le GNV — gaz naturel véhicules — est le gaz naturel, le même qui sort de vos brûleurs quand vous faites la tambouille. Il n’a rien à voir avec le gaz de pétrole liquéfié, GPL, issu du raffinage du pétrole. On peut avoir une pompe GNV directement chez soi, il suffit de faire installer un compresseur, puisque nous sommes sur le réseau de gaz de ville, ce qui évite le transport poids-lourd de la raffinerie à la station service. À Toulouse, site pilote pour le GNV, Carrefour à ouvert une pompe GNV en février dernier. Dès l’ouverture, quatre-cinq particuliers venaient chaque jour faire leur plein. Je soupçonne donc les 27 véhicules GNV achetés de rôder dans les parages.

Vous vous souvenez de Matyas ? Je l’avais interviewé pour présenter son projet, on se connaissait tout juste, à travers son blog Archi-vert, sur Féminin bio, et Ecolo-Info. Après plusieurs échanges et des rencontres en vrai, où on a bien papoté, on a eu envie de faire un peu plus par ici, et donc de temps en temps, il viendra présenter une de ses photos prises cet été avec les Sàmis.

Je me tais et lui laisse la place. N’hésitez pas à réagir sur les photos, à dire votre sentiment, c’est toujours très intéressant pour l’auteur ! 😉

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// photo © Matyas Lebrun //

Voici une photo prise lors du festival Riddu Riddu en Norvège. Ce festival regroupe les Sàmis des quatre coins de la Laponie et s’attache à défendre les peuples indigènes dans le monde tout en leur offrant un espace d’expression. Le personnage central de cette photo est le ministre de la culture de Norvège, quelques minutes avant son discours. Il a ouvert officiellement le festival, et surprise, a déclaré accorder une bourse aux organisateurs du festival, d’un montant de… 1 000 000 couronnes norvégiennes, soit près de 120 000 euros ! Un évènement pour les Sàmis de la mer qui, en plus d’être reconnus par le royaume norvégien, se voient soutenus. Une première.