La première conférence interministérielle sur la santé et l’environnement a eu lieu il y a quelques jours, du 26 au 29 août, au Gabon. On en a peu entendu parler. Il faut dire que, selon un journaliste du Monde sur place, la conférence se serait « parfois enlisée, entre débats sémantiques et fastes protocolaires, faisant craindre une énième déclaration d’intention sans lendemains« .

Les trois jours se sont cependant terminés sur une déclaration signée par les 80 ministres de la santé et de l’environnement venus des 53 états africains. Ils se sont engagé à mieux coordonner leurs actions. Très bien, mais encore ?

Je trouve que le plus intéressant se situe dans ce qu’ils reconnaissent comme préalables. Pas de scoop bien entendu, mais ce n’est pas si facile de le faire écrire noir sur blanc à des gouvernements :

L’émergence de nouveaux risques environnementaux (réchauffement climatique, extensions industrielles, risques biotechnologiques, utilisation de nouvelles technologies) font peser d’autres menaces sur la santé des populations ;

L’Afrique est de toutes les régions la plus vulnérable aux conséquences des risques environnementaux sur la santé;

La gestion appropriée de l’environnement et de la santé a un impact positif sur l’économie nationale, entre autre par le biais de l’accélération des investissements étrangers et du tourisme ;

La sécurité peut être atteinte grâce à un environnement sain.

Pour les engagements, je vous laisse les découvrir ici. Rien de concret, ils restent très vagues, et n’engagent pas à grand chose, comme d’habitude. Reste à voir ce que va en fait chaque état. La seconde édition de la conférence devrait avoir lieu avant la fin 2010.