Dans la baie de San Diego, en Californie, une entreprise pêche depuis plus d’un siècle le thon blanc à la canne et à la ligne, en les sortant un à un de l’eau, ce qui évite toute prise accessoire et préserve les fonds marins. Les 21 bateaux capturent 3 à 4000 tonnes de thon blanc par an.

Au large des Cornouailles, cette langue délicate et effrontée, so britsh, tirée à la face de l’Atlantique, de petits bateaux équipés d’engins traditionnels, ont chassé de leur zone les grands chalutiers ; et taquinent là le maquereau.

Après un détour par Douarnenez la Bretonne, à la Conserverie Chancerelle qui serait la plus ancienne fabrique de conserves de sardines du monde, thon blanc et maquereau se retrouvent, baignant dans l’huile et serrés dans des boîtes, sur les rayons des supermarchés suisses Coop.

L’enseigne vient en effet de rentrer dans sa gamme de conserves ces deux produits, avec le label MSC – Marine Stewardship Council. Le MSC est une organisation indépendante d’utilité publique, fondée en 1997 pour susciter un débat sur le problème de la surpêche, et y trouver des solutions. Avec l’appui de scientifiques et d’experts, le MSC a développé un standard environnemental qui évalue les pêcheries selon leur gestion des ressources marines. Dans le monde, 30 pêcheries ont pour l’instant décroché le label bleu. Coop propose 21 références MSC, assurant que le poisson est issu d’une pêche éco-compatible. Un engagement supérieur aux enseignes françaises. Il y a un an, Coop avait déjà fait un geste fort, en accord avec le WWF Seafood Group – dont elle est co-fondatrice – en retirant de la vente plusieurs poissons sauvages menacés d’extinction : le mérou, la raie, le thon rouge et le beryx.

++ à télécharger et coller sur son frigo : le guide d’achat WWF poissons et fruits de mer, en pdf.